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    Une approche légère des facteurs lourds… pour des terres alimentaires

    Par Marie-Odile Lebeau | 3 décembre 2008

    Suite au débat lancé par une conversation entre militants sur la naissance à Québec d’un portail de souveraineté alimentaire, débat d’opinion qui s’ouvre  à tous sur nos carnets, voici une petite relance de ces questions vitales et urgentes de  souveraineté alimentaire

    Le document de réflexion (voir le lien indiqué en fin de billet) proposé par Benoit Michaud évoque des solutions d’achat local qui aux yeux d’autres acteurs dévient l’attention dangereusement sur des projets menés par une élite et pour des élites…

    Y a-t-il une réelle fragilité qui rend dangereux ce pont tendu entre un problème immense, qui nous a valu combien de débats et témoignages devant la Commission Pronovost…,  et les actions proposées? Allons nous tomber à l’eau avec des démarches à petite échelle trop loin du plancher des vaches?… N’y a-il pas lieu de tisser de multiples ponts à la fois, s’entrecroisant pour plus de solidité à l’image des carnets de MILLI-EAU…*?

    Ne faut-il pas diversifier, élargir, solidifier ces voies citoyennes de prise en charge du développement agricole régional? Comment éviter les pièges d’invitations nous réduisant au rôle de consommateurs gourmets incapables de voie au chapitre pour un large pan de notre territoire agricole qui fait les frais d’un traitement plus industriel? 

    Le peu d’espace qui se crée actuellement n’est-il pas en même temps la tentation facile d’escamoter les questions plus collectives en se donnant bonne conscience? Cette forme de conscience bien pensante ne s’avère-t-elle pas elle aussi dangereuse par tout ce qu’elle se refuse à regarder attentivement, surtout si l’on raisonne en termes comparatifs opposant les zone limitées occupées par les démarches alternatives et les grandes surfaces (en magasin comme en exploitation agricole) ? 

    Si l’on pense en termes d’environnement et de choix de société on peut parler de rapport de force en termes d’impact de ces démarches en questionnant le rapport des surfaces, et ceci sans tomber dans les pièges et perversions actuelles des notions de productivité ( unités de poids/surface) et de rapport. Ça rapporte à qui en bout de ligne et à long terme? … Avec quelles injections gouvernementales et quelles aliénations à court ou long terme des ressources collectives (biotiques, énergie, infrastructures, patrimoine…). Ne faut-il pas tout d’abord  tasser l’imagerie liée aux concepts utiles mais simplificateurs de rendements par unités de surface qui ont fait privilégier une intensification des démarches spéculatives, une sur-pression sur les équillibres biotiques et une monopolisation des surfaces en culture de plus en plus aliénantes en termes de souveraineté alimentaire…?

    Les solutions évoquées par les démarches très locales marquent-elles le début d’une réappropriation de nos moyens de produire et gérer l’habitat rural ou la faim prochaine pour les majorités de toutes façons?

    Voici le lien proposé par Benoit Michaud offrant l’information sur la naissance du nouveau portail  à travers la position de Jacques Legros:

     http://video.telequebec.tv/shadowbox/?fn=9&tc=27&src=3&sec=1&pathVideo=rtmp%3a%2f%2f207.162.84.52%2fvod1%2f_definst_%2fflv%3a678.flv

    * Je reviendrai plus tard sur notre approche et ses aspects statégiques de stimulation de réseaux d’information pluriels et axés sur la reprise de possession des appartenances, traditions et moyens de produire et échanger des denrées…

    Catégorie: D'ici et dans mon assiette, Débats et réflexions
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