Une exposition sur les produits du phoque à faire rager les animalistes
Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine
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L’industrie du phoque du Canada a présenté lundi sa collection de vêtement intitulée Seal. Cela s’est fait dans le cadre du Salon de la fourrure de Montréal. Ce n’était pas une primeur, la collection avait déjà été lancée à Beijing, en Chine, en janvier. Ce n’est pas un hasard, le marché de la Russie et de la Chine sont extrêmement prometteur pour les produits du phoque. Rappelons que l’Europe impose un blocus sur tous ces produits issus du phoque pendant qu’elle produit énormément de foie gras que, de notre côté, nous ne bloquons même pas.
«Les raisons invoquées par les Européens sont hypocrites, dénonce Bernard Guimont sur le site Métro Montréal, président du Groupe canadien de mise en marché du phoque, créé fin 2009. Par exemple, les Néerlandais exterminent des milliers de rats musqués.» Selon les évaluations du groupe, le cheptel de phoque de l’est du Canada est actuellement de 7 millions alors que le seuil critique serait de 4,1 millions. La chasse serait donc respectueuse de l’espèce, selon lui.
L’organisation d’animalistes, Peta, ne partage pas du tout cette vision. Des membres de Peta manifestaient devant le salon. Pour eux, à n’en pas douter, c’est une exposition qui les fait rager. «C’est une chasse non durable, où certains phoques sont dépecés encore vivants, prétend l’activiste Melissa Galianos. L’activité coûte désormais plus qu’elle ne rapporte et est dénoncée par une majorité de Canadiens.» a-t-elle mentionné à l’intention de Métro Montréal.
Les débouchés pour les produits du phoque sont nombreux. Outre la fourrure, il y a la viande, les oméga-3 et la technologie médicale. En effet, la valve aortique du phoque serait implantable chez l’homme et aussi efficace sinon davantage que celle de porc utilisée actuellement lors de remplacement de valve cardiaque défectueuse.
Au-delà du débat trop émotif entourant cette chasse, force est d’avouer que le cheptel n’est pas en danger et que les produits dérivés du phoque sont nombreux et leur avenir semble prometteur sur le marché asiatique et russe. Ce sont des nouvelles encourageantes pour les chasseurs de phoque des Îles-de-la-Madeleine.


Chasse au phoque
Yannick
Mardi 04 Mai 2010 14:29:49