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Le protocole de Kyoto au quotidien

C’est aujourd’hui que le protocole de Kyoto est entré en vigueur bien des années après avoir été adopté par les Nations-Unies. Même si les États-Unis et l’Australie refusent d’y adhérer, honte sur eux, la plupart des pays s’accordent sur le fait qu’il faille agir pour contrer le réchauffement de la planète. Lorsque le simple citoyen canadien est interrogé, il est pour la ratification du protocole de Kyoto mais ne veut pas qu’on l’empêche d’utiliser sa voiture comme il le fait tous les jours. C'est une réaction normale : les habitudes de vie ne se changent pas si facilement que ce soit en milieu rural ou urbain.

C’est aujourd’hui que le protocole de Kyoto est entré en vigueur bien des années après avoir été adopté par les Nations-Unies. Même si les États-Unis et l’Australie refusent d’y adhérer, honte sur eux, la plupart des pays s’accordent sur le fait qu’il faille agir pour contrer le réchauffement de la planète. Lorsque le simple citoyen canadien est interrogé, il est pour la ratification du protocole de Kyoto mais ne veut pas qu’on l’empêche d’utiliser sa voiture comme il le fait tous les jours. C'est une réaction normale : les habitudes de vie ne se changent pas si facilement que ce soit en milieu rural ou urbain.

Le covoiturage, les voitures hybrides et l’utilisation du transport en commun à grande échelle sont des alternatives qui vont prendre du temps. Elles nécessitent un changement important dans les habitudes de vie. Le Canada doit toutefois répondre aux objectifs du protocole qu’il a signé pour réduire de manière important les émissions de CO2 faute de quoi, il paiera des pénalités de plusieurs milliards de dollars aux pays qui auront respecté l’entente. Que faire alors pour y parvenir tout en gardant son auto? On ne peut pas tout changer du jour au lendemain sur certains points, soit. Mais on peut modifier certains comportements du jour au lendemain sans trop chambouler son mode de vie et contribuer à réduire les émissions de CO2.

Un bel exemple de gaspillage : les sacs d’épicerie et de commerces. Des milliards de sacs de plastique et de papier sont utilisés chaque année au Québec (près de 2 milliards selon l’édition du 16 février de l’émission L’Épicerie présentée sur Radio-Canada). Le commerçant paie pour ces sacs. Partant de ce fait, saviez-vous que les consommateurs qui réutilisent leurs sacs en plastique, papier ou en jute, en autant que le commerçant n’ait pas à utiliser ses sacs neufs, reçoit 0.02$ à 0.05$ par sac dépendamment du commerçant? Métro et IGA le font, vérifiez auprès de votre épicier et encouragez ceux qui utilisent ce système. Les économies pour le commerçant et le consommateur sont intéressantes. Tous s’entendent aussi pour dire que cette économie de plastique et de papier est bénéfique pour l’environnement. En Irlande, grâce à ce système, on a réduit de 90% l’utilisation de sacs de plastique et de papier. Certains pays ont même banni les sacs de plastiques et de papier.

L’idéal est donc de réutiliser car le recyclage c’est dispendieux et cela nécessite du transport et de la transformation utilisant de l’énergie. Le recyclage est bon, mais réduire le gaspillage à la source c’est mieux. La réutilisation des sacs en plastique et en papier est encouragée par certains épiciers, vous le savez maintenant. Encore mieux, l’utilisation de sacs en jute ou en coton. Il en coûte 2,99$ pour ce genre de sac environ. Si à chaque utilisation chez l’épicier vous sauvez 0,05$ par sac, en soixante épiceries, vous aurez remboursé votre sac. Si la poignée cède ou le fond défonce, il est possible de le réparer avec du fil et une aiguille contrairement au sac en plastique et en papier. Un sac peut durer ainsi très longtemps. Une réparation ne nécessitant que quelques instants de travail. Puis, lorsqu’il n’y a plus rien à faire, le jeter. Le jute et le coton sont des matières biodégradables contrairement au plastique qui prendra près de 500 ans à se détériorer. Si chaque citoyen du Canada adoptait cette bonne habitude, des milliards de sacs en plastique et en papier ne seraient plus gaspillés. Il est facile d’imaginer l’impact immédiat en termes de réduction de la pollution. L’économie d’énergie gagnée réduirait le nombre d’émission de gaz à effet de serre. Ce ne serait pas suffisant pour atteindre les objectifs du protocole de Kyoto mais ce serait un bon pas dans le bon sens. Lorsque la population montre l’exemple, les grandes et moyennes entreprises, très conservatrices de nature, emboîtent le pas.

Si vous avez trouvé de votre côté une façon originale de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans la vie de tous les jours, sans trop modifier drastiquement nos habitudes de vie (soyons réalistes et pas trop exigeants pour commencer), écrivez-nous. Nous avons très hâte de vous lire et de vous publier!

Note: Pour votre solution de réduction des émissions de gaz à effet de serre, vous pouvez utiliser le forum prévu pour ce sujet.

Commentaires

emballage de plastique

Vous savez, les sacs d'épicerie sont un problème, mais il ne faudrait pas oublier les emballage que l'on retrouve sur les tablettes; ils sont souvent surdimentionnés, comportent plusieurs couches et des accessoires parfois inutiles pour l'usage. Tout cela parce que les fabriquants savent que les gens achètent généralement à vue, et ce qu'ils voient, c'est l'emballage, et non ce qu'il contient! Je suggère, lorque l'on fait l'épicerie, ou tout achat, de développer une sensibilité envers le gaspillage, c'est à dire de favoriser l'emballage minimum pour le maximum d'efficacité. Les plastiques très épais utilisent évidemment plus de matière (pour un sac d'arachides, c'est pas nécessaire) et souvent ne sont pas recyclables parce qu'ils comportent plusieurs couches de plastique laminés(collées). De même pour les sacs se tenant debout (avec une rallonge au-dessus pour tenir à un crochet), avec une feremture à glisière(zip-loc), emballages individuels,etc.

Parfois ça nous saute aux yeux tellement l'emballage est opulent, et tout ça pour se tenir fièrement dans une armoire durant une semaine et finir au recyclage ou à la poubelle, selon. Ça finit par être agaçant à la longue...

Merci de votre attention...

Protection contre le vol à l'étalage VS Protection de l'environnement

J'ai constaté,lorsque je vais faire l'épicerie que les raisins en grappes sont emballés dans un contenant en styromousse et recouverts de pellicule plastique. On me dira d'une part que c'est pour éviter cette forme de vol à l'étalage qui consiste à grignoter au passage quelques fruits et d'autre part que c'est une question d'hygiène évitant que les raisins soient taponnés par des mains plus ou moins propres. Aussi ces magasins sont munis de caméras de surveillance antivol.Protéger l'environnement, c'est aussi important et même plus puisque ca dépasse de beaucoup l'espace de plancher dudit commerce. Et quant à l'hygiène ce n'est pas seulement limité à ce que l'on mange mais aussi à l'air qu'on respire,à l'eau que l'on boit et avec laquelle on se lave. Il faudrait donc, pour pousser la notion d'hygyène plus loin éliminer toutes les sources de pollution qui existent.Si les épiceries sont si bien protégés contre les voleurs à l'étalage, pourquoi donc en rajouter en suremballant les raisins.Ceux-ci se conservent moins bien emballés; les fruits il faut que ca respire tout comme nous les humains d'ailleurs.