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Le PQ veut faire du ménage dans la fonction publique

Centre-du-Québec

La Parti Québécois (PQ) qui a beaucoup fait pour développer l’état providence et nous doter d’une structure administrative importante en vue de l’indépendance s’aperçoit qu’on s’en va dans le mur. L’équilibre budgétaire est difficile, voire impossible à atteindre au Québec. Conclusion : il faut réduire la bureaucratie et faire le ménage. Cette solution sera débattue lors d’un colloque les 15 et 16 mai à Drummondville sous le thème de : «Un gouvernement souverainiste au service des Québécois». On veut vraiment couper? Pas sûr, faudra voir les actes du colloques.

La chef du PQ, Pauline Marois, se présentera au colloque avec un cahier servant à orienter la discussion. Orienter. Parviendra-t-elle à le faire surtout avec l’aile gauche du parti qui doit l’attendre de pied ferme.

Les sujets qu’on retrouve dans le cahier : crédit d’impôt pour activité sportive, création d’une caisse de santé, réorganisation du travail chez les infirmières, réduction du nombre de paliers de décisions et intégration des élèves en difficulté dans les classes. Pour Mme Marois, il faut débureaucratiser sans faire de licenciements. Je ne sais pas comment elle compte parvenir à un tel miracle. Même en théorie il me semble que ça ne tient pas, mais je ne demande qu’à y croire. «Notre objectif est de faire en sorte qu'il n'y ait pas de pertes d'emplois. Mais vous savez que dans notre fonction publique, il est tout à fait possible de le faire en procédant par attrition et que ça n'affecte pas les personnes qui seraient en cause. Mais on ne peut dire une chose et son contraire. Si on vient enlever certains paliers de décision, si on transfère certaines responsabilités à d'autres niveaux, il y aura du personnel qui devra s'en occuper, mais, sans doute, ça permettra de rationnaliser certains postes» a-t-elle dit à l’intention du journal La Tribune. Mme Marois rajoute que le PQ demeure une formation progressistes et social-démocrate, voulant faire démentir un virage à droite de son parti.

L’aile gauche du parti risque de vouloir débattre en profondeur de ces grandes questions. La question qui se pose, est-ce que le changement peut bel et bien venir du PQ en matière de finances publiques? Pas sûr, vraiment pas sûr. Qui pourra le faire alors?

Au moins, une formation politique se penche sur la question, c’est déjà un bon point si on la compare aux autres qui soit ne font rien, soit sont complètement décrochées de la réalité économique du pays.

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