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La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean en perte démographique

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Une chose est certaine : la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est en perte démographique. Mais cette migration humaine est-elle une petite ou une grande perte quantitativement parlant? Différents intervenants ne s’entendent pas sur le nombre.

Selon les dernières données démographiques publiées par le ministère des Affaires municipales, l’exode de la population de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’intensifie. Cela va à l’encontre de la tendance observée au courant des dernières années par l’organisme Stratégie MigrAction qui conteste les données avancées par le ministère.

Les chiffres du ministère, publié le 16 janvier 2009 dans un décret de population (type de document), disent que les municipalités du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont perdu 3650 personnes depuis 1 an. L’arrondissement Jonquière aurait connu le pire exode avec une perte de 1000 citoyens. Alma perd 480 citoyens et Dolbeau-Mistassini perd 360 citoyens. Tout ça en 1 an.

Claudia Madore, de Stratégie MigrAction, estime que les statistiques ne sont pas le reflet de la réalité. « Lorsqu'on parle d'un décret de population, c'est un document qui est plus administratif. C'est une estimation, une projection », dit-elle en interview à Radio-Canada.

Stratégie MigrAction préfère s’appuyer sur les chiffres de l’Institut statistique du Québec (ISQ) qui affirme que la région n’a perdu que 400 citoyens l’an dernier. « Les données statistiques de l'ISQ sont selon nous représentatives de ce qui se passe sur le terrain », affirme Claudia Madore toujours à Radio-Canada. Il n’en demeure pas moins que Stratégie MigrAction ne parvient pas à renverser la vapeur pour attirer des gens dans la région puisque le bilan est encore négatif cette année. Cela dit, cela ne fait que démontrer qu’il y a encore beaucoup à faire.

Ceci étant dit, ne trouvez-vous pas que ça fait beaucoup de gens payés à compter le nombre de personnes qui quittent la région alors que, dans le fond, ce que l’on sait avec certitude, c’est que la région est en perte démographique? Ça veut dire qu’il y a moins de payeurs d’impôts dans la région et donc moins d’argent disponible.

Il y a des fonctionnaires qui travaillent à faire la même chose au ministère des Affaires municipales et à l’Institut statistiques du Québec. Sans compter les fonctionnaires municipaux qui doivent compiler les mêmes statistiques de leur côté. C’est le fun hein la bureaucratie au Québec? Une petite hausse d’impôt avec ça?

Commentaires

Lorsque l'on écrit des commantaires, on s'informe avant, ca évite de dire des conneries...

D'abord je tien seulement à vous informer de certains faits...

Oui la région affiche encore une perte démographique liée à la migration de la population.

Non, l'équipe de la Sratégie MigrAction n'est pas payée pour compter les jeunes qui partent. Ils sont là pour développer la région et mettre en place les conditions favorables à l'établissement des jeunes. Au fil des années, il ont développé une expertise (une des meilleures au Québec selon Patrice Leblanc de l'UQAT) dans le domaine et surtout une compréhension du phénomène migratoire et de tous ces indicateurs. On nepeut en dire autant de vous cher commentateurs de nouvelles!! qui on le voit bien, compare des pommes avec des oranges... sous prétexte que se sont des fruits...

Loin de vouloir donner la réplique à votre commentaire, car rien ne sert de commenter ce qui n'est pas fondé, je vous invite à valider ces informations.

1- Les données de l'ISQ sont des données factuelles qui représente la réalité. C'est pourquoi on peut s'y fier pour observer et mesurer la tendance réelle de la migration au Québec.

2- Les chiffres du MAMROT sont eux une prévision basée sur le recensement ajustée en fonction de l'accroissement naturel. Il s'agit donc de prévision qui servent l'état à distribuer ces ressources selon les besoins de la population. D'où le décret des populations de décembre dernier. De plus ces chiffres reposent sur le postulat que le SLSJ sera en baisse démographique jusqu'en 2051(étude datant de 2003 dont même l'ISQ est en train de remmetre en question), ce qui tend à être infirmé par les données réelles de l'ISQ et cela, dans plusieurs régions du Québec depuis les 5 dernières années

3- Oui la région est encore en déficit migratoire. par contre il s'est très fortement amélioré, car de plsu en plus de jeunes familles choisissent la région comme milieu de vie. Le bilan migratoire est passé de -3 777 personnes en 2000 à - 403 en 2007. Ceci, jumelé à un taux net de migration qui confirme la tendance que nous sommes de plus en plus efficace à attirer et retenir les jeunes en région.

Pendant que vous vérifierez ces affirmations, cela nous permettra, nous citoyens qui croient que la région possède tous les atouts pour mener son propre développement, de poursuivre nos buts et objectifs. Cela nous évitera aussi de lire vos états d'âmes qui ne servent absolument à rien d'autres qu'a vous faire valoir, acr pendant que vous ferez ceas recherches, au moins vous serez en silence!!!.

Au lieu de perpétuer des mythes, chercher donc à les comprendre... vous n'en serez que plus intelligent dans vos commentaires à l'avenir...

Pierre-Luc Bouchard
Professeur d'économie
Collège d'Alma

réponse à Monsieur Bouchard

Monsieur Bouchard,

Lorsque vous dites : Non, l'équipe de la Sratégie MigrAction n'est pas payée pour compter les jeunes qui partent

(!)

À aucun moment je n'ai fait une telle affirmation. Avant de répondre plus vitre que votre ombre, lisez bien.

Il semble donc que je n'ai pas l'exclusivité de la connerie en matière de commentaire sur Internet.