La Vie rurale / Opinions / Élections fédérales 2008 / Le ton monte entre Duceppe et Harper

Le ton monte entre Duceppe et Harper

Élections fédérales 2008

Stephen Harper est l’object d’attaques constantes des quatre autres partis principaux dans cette campagne électorale. Si vous lisez les journaux, il est l’object de bien des qualificatifs pas toujours honorables. Cette fois, il demande toutefois à un de ses adversaire de se rétracter. Trop c’est trop et il demande au chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, de se rétracter sur une déclaration à propos de l’emprisonnement des jeunes délinquants qui seraient de la «jeune chair» pour des agresseurs sexuels emprisonnés.

Tout le monde sait que Gilles Duceppe a en partie raison à ce sujet, et c’est valable pour n’importe quel prisionnier. Mais voilà, le problème a-t-il été exprimé trop cruement? C’est vrai qu’on est loin du politiquement correct.

 

Ce jeudi, en conférence de presse à Montréal, Monsieur Duceppe a refusé de se rétracter et a affirmé que les conservateurs proposaient d’envoyer en prison des mineurs reconnus compables de crimes graves avec les conséquences que l’on sait. Il a ajouté que la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, adoptée par les libéraux, permettait d’emprisonner des jeunes dans des établissements pour adultes.

 

Tout cela est vrai, mais ce sont les propos sur la «jeune chair» qui a choqué le puritain Stephen Harper qui montre ici sa vraie personnalité. Même s’il sait que Duceppe a raison, il ne veut pas le savoir, nier l’évidence et peut-être qualifier le phénomène autrement :

jeunes contrevenants abusés en prisons par des prisonniers adultes, jeunes criminels à leur tour victime d’acte criminel, jeunes abuseurs victimes d’abus, etc. Je trouve finalement que la définition de Duceppe est tout aussi valable.

 

Monsieur Harper souhaite que Monsieur Duceppe retire ses propos car ce dernier aurait prêté de faussses intentions aux conservateurs et qu’il dépasse les limites.

 

Sur ce point, il n’a pas tout à fait tort. Les conservateurs sont qualifiés de dictateurs, fantoches, conservatueurs etc. À un moment donné, on a beau être en désaccord, un peu de mesure serait bienvenue. Mais ne vous en faites pas Monsieur Harper, même si monsieur Duceppe est limite démago dans cette campagne et qu’il bouffe de la vache enragée tous les matins, il ne vous a pas traité de pédophile. Il a simplement dénoncé un fait réel qui, malheureusement, se produit et risque de se reproduire en prison lorsqu’on mêle les criminels mineurs avec des criminels adultes. Nier le fait serait jouer à l’autruche.

Commentaires

UN BLÂME NATIONAL.

Dimanche, à Saint Hyacinthe, l’incontinent Duceppe s’est autorisé des bassesses langagières inacceptables. Il s’est comporté, ni plus ni moins, comme un être vil, haineux, bilieux et sans la moindre éducation. Duceppe est d’une violence inouïe. Il tente de projeter sur Stephen Harper ses accès sans limite et portés aux plus hauts niveaux de l’implosion felquiste. C’est une très consciente incitation à «la violence par procuration». Duceppe éclabousses, des merdes de ses frustrations et des fumiers de ses rages, tout ce que les Québécois ont consenti d’efforts pour définir la distinction qui particularise une Nation qui, en 2008, n’en a rien à foutre de ces crâneurs et casseurs anglophobes et ethnophobes. Duceppe agit aveuglément et s’autorise les pires excès, tel un chef de gang de rue. Ce petit mollah outrageant de l’intégrisme séparatiste éculé depuis des lunes, se comportant comme un goon unidimensionnel, mérite incontestablement un BLÂME NATIONAL. Fort de l’appui avoué du fantôme des fantoches et des marionnettes du PLQ qui nichent au pigeonnier de la passivité parlementaire de Québec, il abuse effrontément de la légendaire tolérance de la majorité des Québécois, tolérance qui s’effrite et se rapproche du point 0. Il reste à souhaiter que l’intelligence des Québécois n’en sera pas affectée et que leur lucidité suivra imperturbablement son cours. Son mépris sans borne et son inconduite aux abords de l’hystérie, pourraient lui coûter de très lourdes pertes, entraînant son évacuation de toute loggia cherchant à bloquer les rouages de la démocratie. Cet abcès doit résolument crever le 14 octobre 2008, quoi qu’en pense et quoique souhaite Bernard Descôteaux !