La Conférence régionale accorde la note de passage au budget provincial 2008 - 2009
Après le dépôt du budget hier, par la ministre des Finances, Mme Monique Jérôme Forget, la Conférence régionale apprécie certains aspects du budget, mais déplore l’absence de certaines mesures.
D’une part, l’aide accordée à l’industrie forestière ainsi qu’aux travailleuses et aux travailleurs est plutôt diffuse et timide. «Le gouvernement du Québec n’a pas donné une aide significative aux travailleuses et aux travailleurs issus du secteur forestier ou à l’industrie forestière dans son ensemble. Par contre, les 50 M$ annoncés pour les MRC en difficulté aideront certainement les municipalités monoindustrielles», indique le deuxième vice-président de la Conférence régionale, M. Ulrick Chérubin.
D’autre part, l’annonce d’un crédit d’impôt remboursable de 40 % pour les entreprises de transformation apparaît positif. Cependant, le gouvernement appliquera ce crédit non plus sur la masse salariale, mais sur les investissements ce qui s’avère moins pertinent pour les entreprises de transformation de l’Abitibi-Témiscamingue davantage de petite taille. Enfin, le crédit s’appliquera aussi aux entreprises de première transformation ayant une capitalisation de moins de 500 M$. Cette orientation permettra un réinvestissement dans les scieries à contrôle régional.
La Conférence régionale applaudit enfin quelques nouvelles mesures dont la mise en place d’un Fonds du patrimoine minier dont l’objectif est d’attirer davantage d’entreprises au Québec. Ce fonds inclut la mise en place d’un Institut national des mines. Également, le gouvernement mettra en place un Bureau québécois de connaissance sur l’eau. «Nous souhaitons sincèrement que le gouvernement du Québec soit cohérent avec ses propres orientations, notamment dans le cadre d’ACCORD où l’Abitibi-Témiscamingue a développé des créneaux sur la ressource hydrique et sur les mines. Il va de soi que l’Abitibi-Témiscamingue ne peut pas accepter l’implantation de l’Institut national des mines et du Bureau québécois de connaissance de l’eau ailleurs que dans notre région. L’Abitibi-Témiscamingue a l’expertise permettant d’accueillir ces organisations», affirme M. Chérubin.
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Source:
Diane Guillemette
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