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Bientôt une liste de végétaux recommandés pour la renaturalisation des berges

La problématique des cyanobactéries survenue au cours des dernières années a amené les gouvernements et les intervenants à encourager les citoyens à végétaliser les berges des lacs du Québec. Cependant, ces derniers se trouvaient toujours devant le même problème. Quels arbres ou arbustes planter sur les berges? Pour répondre à ces questions, la Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec (FIHOQ), de concert avec l'Association québécoise des producteurs en pépinière (AQPP) et les associations affiliées à la Fédération, travaille à l'élaboration d'une liste de végétaux recommandés pour la renaturalisation des berges.

L'industrie de l'horticulture ornementale a mis sur pied, au mois de septembre 2007, un comité sur l'aménagement des berges. Plus d'une vingtaine d'experts provenant des secteurs de la production, des services et de la commercialisation se sont mobilisés afin de dresser une liste de végétaux appropriés à l'aménagement des berges, laquelle sera offerte au cours des prochaines semaines.

Cette liste a été conçue en tenant compte des rôles joués par les végétaux dans l'aménagement des bandes riveraines sur la santé des lacs: filtration des sédiments, stabilisation de la rive, création d'un écran solaire afin de limiter le réchauffement excessif de l'eau, réduction des risques d'inondation et plusieurs critères propres à la revitalisation des berges.

Le choix des plantes retenues et proposées dans cette liste a été effectué en tenant compte de leur rusticité, de leur résistance aux ravageurs et de leur faible niveau d'entretien.

Cette liste deviendra un outil pour l'industrie, les municipalités, les associations de riverains et les organismes de bassin versant du Québec. Le MDDEP est également intéressé à collaborer au projet et évalue actuellement la liste des végétaux proposée par l'industrie.

Commentaires

Espèces non indigènes

J'ai vue leur liste et à fort pourcentage, il y a des essences non indigènes qui ne poussent même pas sur les berges.
Exemple : spirée du japon : aucune résistance aux glaces. Saule arctique : les rats musqués en raffole. Quelles essences doit mettre dans un côté concave d'une rivière ?
Cette liste est faite par des spécialistes en paysagement et ils n'ont jamais expérimentés leurs dires en milieu naturel. Ils n'ont pas respectés la dynamique d'une berge. C'est facile de dire quoi planter bien assis devant un ordinateur.

Une liste existe déjà : allez sortez de vos bureaux et observez les cours d'eau. C'est là que vous trouverez vos réponses.

Vraiment décevant et le pire dans tout ça : le ministère endosse cette liste.



La liste en question

Voici la liste à :

Les essences en caractère gras sont pour la plupart indigène. Le reste des essences est complètement farfelue. Les responsables de cette liste n'ont pas bien compris l'histoire des maladies amenées par ces plantes envahissantes. La maladie du scolyte de l'Orme d'Amérique en est une belle preuve ainsi que l'invasion de la phragmite commune. La végétation naturelle des bandes riveraines québécoise est en lien direct avec notre faune indigène. Ils n'ont pas tenus compte des facteurs naturels d’une bande riveraine qui est soumise à l’inondation, à l’action des glaces, aux vagues etc....Tout ces aspects ont totalement été négligés. Donc, les berges des lacs et rivière du Québec sera une exposition de couleur de plante du japon, de l'Afrique....Des jardins chinois partout ! Made in China. Nous deviendrons des pêcheurs de poisson rouge.

Malheureusement nous vivons dans un monde illogique dirigé par des pseudo professionnelles qui veut prendre crédit, pour leur propre compte, l'aménagement des milieux naturels. La plupart ne sachant même pas la différence entre un brochet et une truite. Ce sont ces mêmes gens qui hypothèquent l'avenir en environnement et qui dans l'histoire seront jugés pour leur implication dans l'introduction de plante non-indigène. Nous sommes plusieurs dans ce domaine qui travaillons avec coeur à obliger les riverains à utiliser des végétaux indigènes du Québec et ce dans une philosophie de professionnalisme et grâce à cette liste, ils viennent de foutre en l'air des années d'éducation : bravo à l'AQPP

Des jardiniers sur nos berges!?!

J’ai récemment pris connaissance de la mise en place d’une liste officielle des végétaux recommandés pour revégétalisation des berges du Québec.

Après lecture complète du dit document, il apparaît que l’ignorance et l’incompétence de la Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec (FIHOQ), de concert avec l'Association québécoise des producteurs en pépinière (AQPP) et les associations affiliées à la Fédération va détruire le travail de tous les acteurs des aménagements de berges.

En effet, les ministères (MDDEP, MRN…), les MRC, les OBV, les associations de lacs et certaines firmes en aménagements de milieux naturels s’évertuent, depuis déjà plusieurs années, à faire passer le message d’éviter les essences non-indigènes sur les bords de berges.

Pourquoi? Pour des raisons biologiques et écologiques, afin de garder un écosystème sain et naturel, exempt de maladies et parasites qui pourraient faire des ravages et ainsi remplacer un problème par un autre.

Mais la FIHOQ et l’ADPP en a décidé autrement. Ils veulent faire de nos berges des jardins d’eau en préconisant VOLONTAIREMENT des essences non-indigènes. En effet, la liste est constituée d’essences indigènes (en gras) et non-indigènes (non gras).
Cette liste n’a aucune utilité si ce n’est, probablement, de s’assurer une part du marché sur la vente des végétaux non-indigènes destinés aux aménagements de berges en prônant le non-indigène.

Par ailleurs, on peut s’apercevoir, pour l’œil expérimenté, de l’ignorance et de l’incompétence la FIHOQ et de l’ADPP au point de vue connaissance du milieu naturel et surtout des milieux humides.

En voici quelques exemples faciles :

1. Prôner des arbres avec enracinement de surface. Cela démontre qu’ils ne savent pas qu’un arbre qui se déracine (par l’érosion, le vent, les glaces…) causera des dégâts majeurs, défigurera la berge, modifiera l’hydraulique du cours d’eau et créera certainement un embâcle.
Il ne faut planter que des essences d’arbres avec des racines de pivot pour éviter ce genre d’ennuis.

2. La vigne vierge (parthénocissus quinquefolia) est aussi appelé « l’étouffeuse d’arbre », cela est aussi valable pour les arbustes et autres végétaux. Cette essence est à bannir des berges, et pour les murets de ciments, prônons la vigne de rivages, qui est elle ADAPTÉE aux milieux humides sans être parasitaire.

3. L’Orme d’Amérique! Malheureusement, une affection appelée « maladie hollandaise » en a tuée un très grand nombre, un peu partout au Québec, au cours des dernières décennies.
Autant planter des arbres morts!!
La maladie affecte les trois espèces d'ormes indigènes au Québec : l'orme d'Amérique (Ulmus americana L.), l'orme rouge (Ulmus rubra Mühl.) et l'orme liège (Ulmus thomasii Sarg.). Deux espèces exotiques, l'orme champêtre (Ulmul procera Salisb.) et l'orme de montagne (Ulmus glabra Huds.) sont également sensibles à cette maladie qui est apparue en Amérique au début des années 30. Il semble que du bois d'orme contaminé, importé d'Europe, soit à l'origine de l'épidémie. Au Québec, la maladie hollandaise a été observée pour la première fois à Saint-Ours, près de Sorel, en 1944. Aujourd'hui, elle est répandue dans toute l'aire de distribution de l'orme d'Amérique.
Conf.: http://www.mrnfp.gouv.qc.ca/forets/fimaq/insectes/fimaq-insectes-maladies-hollandaise.jsp

Et la liste continue !

Alors Messieurs les « experts » du FIHOQ et l’ADPP, je ne doute pas de vos compétences en horticulture et en aménagement de jardin, mais veuillez, je vous prie, laisser le milieu naturel aux personnes compétentes. La nature n’est pas un jardin et un aménagement de berge demande des compétences que vous n’avez sûrement pas, même dans le choix des essences.

À vous, les Autorités compétentes (Ministères), ne laissez pas cette liste faire le tour du Québec. Bien que l’implantation d’essences indigènes ne soit pas une loi mais une simple recommandation, ne fermez pas les yeux sur cette aberration écologique.
Faites en sorte d’appuyer les principes déjà mis en place et passer une loi pour l’obligation d’implantation d’essences indigènes en milieu naturel, cela sera écologiquement durable et sera beaucoup moins problématique que l’avenir réservé à nos berges avec des prescriptions aussi farfelues.

Magouille

C'est la firme ''Aqua Berge'' qui a endossée cette liste. Le propriétaire est M. Daniel Bergeron, Biologiste !
Il a oublier le code d'éthique de cette profession qui est de protéger notre flore naturelle du Québec et de ne pas introduire de plantes exotiques. Mais comme nous le savons tous, l'argent efface une conscience professionnelle...vers l'appat du gain. Je déplore, en tant qu'ingénieur, que le manque d'éthique de certains professionnelles nous menera vers des actes irréparables pour l'avenir de notre flore Québécoise. M. Bergeron n'a pas bien appris ses leçons et il aura à rendre des comptes à rendre.

J'aimerais bien savoir le coût de cette liste et qui en a profité ????

Les fonctionnaires

Ils ne sont même pas capables d'appliquer la politique de protection de l'environnement et laissent le Québec s'appauvrir, du moment qu'ils aient leurs salaires, le reste ils s'en foutent.

Pitoyable !

le coût

Cette petite farce, pour rester poli, à couté la modique somme de 1 millions et plus, incluant la vente de 100 000 arbres au format PFD qui coutent sur le marché entre 1.25 et 2$ l'unité soit une vente comprise entre 125 000 et 200 000$ (peut être plus...).
Il reste donc environ 800 000 $ pour 8 mois de travail et 8 pages de listes...soit 100 000$ la page...on dirait que le papier prix du papier à augmenter ou bien les quelques "experts" de cette table de travail à un taux horaire de chirurgien plastique!

En parlant d'"experts", voici quelques noms de cette table de travail qui risque fortement d'ouvrir les yeux aux professionnels de l'environnement sur le sapin qu'on s'est fait passer:
Pépinière Multiplans
Pépinière l'Aiglon
Rien qu'avec ces deux noms résonnent le mot LOBBY

baillon

http://www.la-vie-rurale.ca/Articles/Les-regions/La-liste-des-vegetaux-pour-amenager-les-berges-est-enfin-realite

texte plus récent ou le webmestre ne veut apparemment faire place à nos commentaire.

Aucun baillon

M. Raynaud

Je ne sais pas à quoi vous faites allusion. Si c'est pour l'insertion dans l'article des commentaires contredisant cette liste, sachez que l'article a été écrit bien avant l'émission de ces derniers. La Vie rurale ne change jamais les articles une fois qu'ils sont publiés. Vous avez pourtant la possibilité d'ajouter votre propre commentaire à la suite de l'article. Nous sommes loin du bâillon dont vous parlez!

Remarquez toutefois que si vos propos émis sont diffamatoires, médisants, sexistes, injurieux ou portent des accusations sans fondement, ils seront éliminés.

soyons clair

Tout d'abord j'aimerais dire à M Tremblay :
que sa source d'information sur le fait que M Bergeron ai travaillé à l'élaboration de cette liste est fausse. En effet M bergeron n'a jamais été consulté pour cette liste, et cela je le tiens de lui en personne. En effet, je le connais peu, mais il me semblais bien que sa philosophie de travail ne collait pas avec le contenu de la liste. Par contre la FIHOQ utilise son nom en disant qu'il était l'expert en aménagement de berge pour ce dossier.
FAUX, M Bergeron n'a donné qu'une conférence lors du lancement du projet et par la suite n'a jamais été consulté...On apelle ça de l'abus!!! Encore une preuve que l'élaboration de cette liste est un peu suspicieuse, non?

À M raynaud:
Je ne pense pas qu'il y est comme vous le dites baillon sur ce site, du moins je le pense, par contre j'ai essayé moi même d'ajouter mon premier commentaire sur la page dont vous parlez et à ma grande surprise il n'a pas été publié...peut-être est-ce dû au fait qu'il soit déjà écrit ailleurs?

Commentaire publié

M. Leblond,

Votre commentaire pertinent a bien été publié: http://www.la-vie-rurale.ca/contenu/15939

en effet

En effet M robert, j'ai constaté avec grand plaisir que mon commentaire était paru. Merci et la prochaine fois je regarderai mieux.

Réponse

Vous avez raison M. Leblond, ils ont utilisés le nom de M. Bergeron. Très heureux qu'il n'y soit pas associée.

J'espère que la liste sera composée que d'essences indigènes et que certains biologistes de la fonction publique puissent faire pression pour la protection de notre flore Québécoise. Il doit y en avoir qui jubilent devant le choix de leurs confrères.

Si je serais fonctionnaire, je dénoncerais hautement cette liste au risque de perdre mon emploi. Mais malheureusement, ils n'ont pas le choix de se taire devant les illogismes de leurs supérieurs...C'est ça le Québec, une belle démocratie baffouée.