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Le Bas-Saint-Laurent ne s'oppose pas au développement agricole

Contrairement à ce que prétend Michel R.Saint-Pierre, sous-ministre de l’agriculture

Selon le journal La Terre de Chez nous du 25 janvier, M. Michel R. Saint-Pierre, sous-ministre au Ministère de l'Agriculture, aurait déclaré textuellement au Salon de l'agriculture le 18 janvier dernier, faisant allusion au désaveu des règlements des MRC de Kamouraska et du Témiscouata sur le développement des porcheries sur leur territoire : «l'objection du Bas-Saint-Laurent à tout développement agricole est difficile à comprendre. Dans cette région, on veut plus d'abattoirs que de porcheries.»
Une telle déclaration permet d'entrevoir qui tire les ficelles derrière le désaveu de Madame Normandeau et qui M. Béchard devrait aller rencontrer s'il veut dénouer l'impasse.

Michel Lemay, porte-parole de la Coalition des commerçants et citoyens du Kamouraska, tient à dénoncer sans réserve de tels propos : «c'est une affirmation fausse qui déforme nos propos et qui démontre la mauvaise foi du ministère de l'agriculture et du lobby agricole dans ce dossier.

Le règlement contesté, non seulement ne s'oppose pas au développement agricole, mais il fait en sorte de rendre possible le développement équilibré de toutes les productions agricoles, y compris les agrandissements de porcheries existantes sur lisier et l'implantation de nouvelles porcheries sur litière. La région doit déjà composer avec les épandages de lisiers de 24 porcheries ( près de 100,000 porcs par année) concentrés dans le corridor touristique et patrimonial de la route 132. Il n'y a rien d'excessif à exiger, quand on a atteint un tel niveau de saturation, que les nouvelles porcheries adoptent un mode de gestion des fumiers moins dommageable pour les cours d'eau et la charge d'odeurs en milieu habité.

La plupart des agriculteurs de la région appuient d'ailleurs ce règlement qui préserve les marges de développement des autres productions et de l'agriculture de proximité en émergence.».

Quant aux abattoirs privés situés dans la région, qui traitent présentement plus de 25% des porcs produits au Québec (soit près de 2 millions), M. Saint-Pierre ne s'attend tout de même pas à ce qu'elles s'approvisionnent essentiellement dans la région. Visiblement, l'objectif de sa déclaration est de faire croire que la région du Bas-Saint-Laurent bafoue le droit de produire garanti aux agriculteurs par la loi, alors que les maires et les citoyens ont au contraire tout fait, comme leur demande les Orientations gouvernementales, pour concilier ce droit de produire de tous les agriculteurs avec les demandes des promoteurs porcins et la capacité de support du milieu (cohabitation harmonieuse).

Les propos de M.Saint-Pierre ne sont pas dignes d'un sous-ministre et ne peuvent que miner la confiance des citoyens concernés envers les hauts fonctionnaires et le ministère de l'agriculture.

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Source:

Michel Lemay, porte-parole
Coalition de groupes de citoyens et commerçants du Kamouraska
(418) 492-9673

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