Terminées les files d'attentes à l'épicerie : un beau cadeau d'un gouvernement à l'écoute de la majorité
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Enfin, la loi 57 a été adoptée mercredi et est maintenant en vigueur, j'ai pu le constater hier à mon épicerie coopérative. Il y a avait beaucoup de consommateurs à 17h, les caisses sont toutes restées ouvertes et il y avait un peu d'attente dans chacune mais rien de comparable à ce que nous vivions tous collectivement il y a encore une semaine à peine. De plus en plus de gens font leur épicerie la fin de semaine en fin d'après-midi, il faut bien se rendre à l'évidence.
Le plancher de quatre employés est repoussé à 20h la fin de semaine et à 21h la semaine. Pour les consommateurs c'est une excellente nouvelle, le gouvernement libéral de Jean Charest a été à l'écoute. Les syndicats sont mécontents car la loi n'impose aucune heure de fermeture et ne force pas les employeurs à fermer leurs commerces durant certains jours fériés. Le Parti Québécois a également plutôt mal accueilli ce changement à la loi car il y voit une incohérence avec la conciliation travail-famille. Les autres mécontents sont les propriétaires de petits commerces et de dépanneurs qui s'estiment de n pas être en mesure de soutenir la concurrence des grandes surfaces. Selon eux, des fermetures sont à prévoir.
Répondons point par point à ces détracteurs. Tout d'abord, le gouvernement a écouté d'abord et avant tout les consommateurs qui sont ses électeurs. C'est son rôle. Je suis convaincu qu'il a écouté les syndicats, l'opposition officielle et les propriétaires de petits commerces. Force est d'avouer que les arguments de tous ces opposants ne furent pas convaincants.
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Les syndicats voulaient imposer une heure de fermeture et des journées fériées où les épiceries demeureraient fermées. Il me semble que ce n'est pas aux syndicats de dicter cela. Ils peuvent être en désaccord et se battre pour obtenir ces jours fériés et heures de fermeture, mais ce n'est pas au gouvernement d'imposer ça et de s'immiscer dans des négociations entre patrons et syndicats. Il y a bien des limites aux lobbys syndicaux.
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Le Parti Québécois y voit une incohérence avec la conciliation travail-famille. Hey, pourquoi pensez-vous qu'on fait notre épicerie la fin de semaine en fin d'après-midi? C'est parce que les soirs de semaine et les jours de fin de semaine, on veut profiter du peu de temps qu'ils nous reste à le passer en famille. Les emplois d'épicerie la fin de semaine sont surtout occupés par des étudiants. Alors ne venez pas nous faire pleurer. Je ne vois aucune incohérence dans ce que vient de faire le gouvernement. Il y a longtemps que cela aurait du être fait. Lorsque le PQ était au pouvoir, il n'a rien fait, il n'écoutait d'ailleurs plus beaucoup la population. Jean Charest n'est pas au pouvoir pour rien.
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Les propriétaires de dépanneurs et petits commerces estiment qu'ils ne peuvent concurrencer les grandes surfaces et des fermetures sont à prévoir. C'est normal, ils ne sont pas concurrentiels, ils le disent eux-mêmes. Je suis allé m'acheter du pain au dépanneur le plus près de chez moi il y a quelques jours. À mon grand étonnement il y a très peu de choix et ça me coûte 1$ de plus qu'à l'épicerie pour un pain. C'est certain qu'avoir eu le choix, je n'aurais pas acheté mon pain là. Quand t'es pas concurrentiel, tu fermes. C'est tout. Je me fous complètement que des dépanneurs ferment. Il y a en a beaucoup trop. Juste autour de chez moi il y en a quatre à moins de cinq minutes de marche. Un serait suffisant! Certains de ces commerces ferment à 23h, d'autres restent ouvert toute la nuit. Mais tout ce qu'on y trouve est, sauf le lait et les journaux, plus cher qu'à l'épicerie. Les arguments des petits commerçants et propriétaires de dépanneurs ne me font pas pleurer. Voilà plus de vingt ans que j'ai l'impression de me faire rouler sauvagement lorsque j'entre dans un de ces établissements. La loi les protégeant un peu trop, ils s'en permettent pas mal. Pour ma part, depuis vingt ans, j'ai vu fermer pas mal plus d'épiceries que de dépanneurs. Je serais curieux de voir les statistiques à cet effet.
Quoi qu'il en soit merci au gouvernement Charest d'avoir écouté les électeurs dans ce dossier et d'avoir réagi rapidement. N'eût été de ce leadership, nous en aurions eu pour des années de négociations avec syndicats et associations diverses pour en arriver à un consensus qui aurait contenté tout le monde sauf les citoyens. La majorité des électeurs ne sont représentés par aucun groupe ou lobby car ils sont représentés par les élus. Un gouvernement qui n'oublie pas ça risque d'obtenir beaucoup de reconnaissance. Surtout en période d'élection…
De plus, pourquoi n'est-ce pas la loi du marché qui devrait décider? Parce que nous sommes dans une sociale démocratie et ça non plus, les Québécois n'en veulent pas. La modification à la loi est donc le meilleur des compromis.
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