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Michael Ignatieff plus vert que vert

Opinion du citadin

Michael Ignatieff

Source image : http://www.liberal.ca

Le chef du Parti libéral du Canada, Michael Ignatieff, est passé à l’Université Laval le 26 novembre dernier invité par l’Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société (IDS). Pour l’occasion, il prononça un discours sur la position de son parti en matière changements climatiques et d’environnement. Ce fut une conférence de trente minutes des plus décevantes pour moi.

Tout d’abord, la conférence ressemblait plus à un discours de motivation pour les troupes libérales que pour un auditoire critique et avide de réponses (voir discours complet ci-dessous tiré de http://www.liberal.ca/fr/michael-ignatieff/speeches/16978_discours-a-luniversite-laval et qui vous permettra, si le cœur vous en dit, d’être en accord ou en désaccord avec moi). C’était l’arrivée du Ignatieff vert. Vert de trouille?

Ces dernières semaines, il y a eu la femme de Stéphane Dion, l’ancien chef, qui prédit la fin du parti libéral, sur sa page Facebook, sous la gouverne d’Ignatieff. Puis, des rumeurs sur le même Stéphane Dion qui s’en irait du Parti libéral pour se joindre au Parti Vert du Canada. Que tout cela soit vrai ou faux, les positions favorables, dans le passé, d’Ignatieff sur les sables bitumineux n’en font pas le plus vert des politiciens. Or, à la veille du sommet de Copenhague et de l’image désastreuse du Canada en matière d’environnement, l’opposition se devait de réagir sous peine de passer le ballon aux verts qui n’attendent que ça depuis plus de vingt ans.

Le discours à l’Université Laval permet donc de mettre de l’avant la position libérale en matière de changements climatiques et d’environnement. Le discours est très motivateur, il dénonce l’inertie du gouvernement Harper à la veille du Sommet de Copenhague et traite de l’urgence d’agir. Mais au-delà de ça, l’auditoire aurait pu au moins poser quelques questions. Et pourtant, rien, pas une seule question ne pourra être posée au chef de l’opposition du Canada. Horaire du temps trop chargé d’après certains spectateurs, mais aucune version officielle. Facile. Dans un contexte universitaire, devant une salle remplie de plusieurs centaines d’étudiants, un minimum d’échanges aurait été apprécié. Ce fut plutôt l’occasion de s’adresser aux troupes libérales du Québec ou de reconquérir les libéraux déçus. C’était aussi une occasion de se montrer plus vert que vert alors que l’ancien chef, et sa femme, viennent hanter le leadership d’Ignatieff.

Au-delà des considérations environnementales, cette apparition publique se veut d’avantage politique. Or, la sincérité ou même l’apparence de sincérité est importante pour un politicien. Tout ici ressemblait à un froid calcul afin de gagner des points dans les intentions de vote. Que cette impression soit fondée ou pas, elle fut très forte pour l’auditoire (je ne parle pas ici des quelques militants libéraux conquis d’avance). C’est le genre d’impression qui plombe les éléments importants d’un discours. Pour ma part, avoir su, je ne me serais pas déplacé pour ça. J’aurais aimé entendre Michael Ignatieff sortir de son discours tout préparé et nous parler à battons rompus d’environnement et de changement climatiques. J’aurais aimé entendre le vrai Michael Ignatieff, l’intellectuel, partager ses idées et celles de son parti avec l’auditoire. J’aurais aimé entendre l’homme exposer ses convictions. Mais l’auditoire n’a eu droit qu’à des vœux pieux, des flèches lancées contre les Conservateurs et quelques remarques plaisantes sur l’Université Laval.

Michael Ignatieff se voulait convaincant, mais il ne fut qu’énergique; il se voulait convaincu, mais il ne fut que didactique. On reconnaissait le ton professoral, le vrai Ignatieff parait-il, qui tentait de percer l’armure politique. Ce fut peine perdue. Dommage.

Discours à l’Université Laval

Prononcé le 26 novembre 2009

Le texte prononcé fait foi
Laval, Québec
Mesdames, Messieurs,
Chers amis professeurs et étudiants,
C’est un plaisir d’être de retour à Québec.
Et tout spécialement d’être ici à l’Université Laval, la première université francophone d’Amérique qui a produit tant de gens qui ont influencé le Canada.
J’aime beaucoup les universités. Stephen Harper me l’a d’ailleurs reproché.
Mais pour moi, ce sont les lieux où se retrouvent ceux qui inventent l’avenir.
Aujourd’hui, je veux vous parler d’environnement et de développement économique.
Parce que désormais, les deux vont ensemble.
Pour vous, pour votre génération, c’est une évidence.
Mais Stephen Harper ne comprend pas cette évidence.
Il ne comprend pas l’économie.
• Des dépenses massives qui auraient pu permettre d’appuyer des domaines d’avenir ont plutôt été utilisées pour des projets qui servent d’abord les intérêts politiques de son parti.
• Il a été incapable de protéger les emplois des Canadiens, en particulier chez les jeunes : plus d’un demi-million de personnes ont perdu leur emploi depuis un an.
• Il a abandonné des domaines stratégiques de savoir canadien comme la médecine nucléaire.
• Il a coupé dans la recherche scientifique.
Stephen Harper ne comprend pas l’environnement :
• Il a fait du Canada un véritable saboteur des négociations internationales sur le climat. Remarquez que ce n’est vraiment surprenant de la part d’un homme qui disait que les changements climatiques étaient une « conspiration socialiste ». Ce n’est pas une blague. Il a vraiment dit çà!
• Après quatre ans et trois ministres de l’environnement, le Canada n’a toujours pas de plan, seulement des excuses et des prétextes pour ne pas agir.
• Stephen Harper a mis fin au principal programme d’efficacité énergétique au Canada.
• Il est en train de passer à côté de l’enjeu du siècle : le développement des énergies renouvelables.
L’investissement mondial dans les énergies renouvelables a atteint 150 milliards $ l’an dernier.
Et cette année, la Chine à elle seule a annoncé un programme de développement des énergies propres de 250 milliards $.
L’Allemagne a déjà créé plus de 250 000 emplois dans le développement des énergies vertes.
Aux États-Unis, toutes proportions gardées, l’administration Obama investit 6 fois plus que le Canada en recherche et développement sur les nouvelles énergies propres.
Au Canada, à peine 1 % de notre énergie est d’origine solaire ou éolienne.
Comment le Canada a-t-il pu tomber si bas?
Il y a une semaine, un nouveau consortium a été formé pour forcer le gouvernement fédéral à investir dans les énergies renouvelables et les technologies vertes.
Pas des écologistes, pas des gauchistes, pas des socialistes comme Stephen Harper aime dire.
Ce sont des banques, des firmes de capital de risque, des sociétés de comptables et même des entreprises pétrolières.
« Le Canada est en train de se faire gravement dépasser », a dit un des membres de ce consortium, Albert Behr, un consultant en nouvelles technologies.
Écoutez, même l’industrie du pétrole voudrait que le gouvernement Harper en fasse plus pour l’environnement. On en est rendu là.
***
Dans quelques jours, le monde se donnera rendez-vous à Copenhague.
Moi, j’aurais voulu que le Canada milite pour un traité ferme de réduction des gaz à effet de serre basé sur les données scientifiques. Ces données sont à l’effet que le réchauffement planétaire doit être contenu à 2 degrés Celsius afin d’éviter le pire.
Écoutez, j’aurais voulu à Copenhague que les pays s’entendent pour des cibles mesurables, vérifiables et contraignantes. Mais on doit comprendre que les pays en voie de développement soient réticents envers des cibles contraignantes.
J’aurais aimé qu’un Canada engagé joue un rôle important et créatif en aidant les économies émergentes à accepter des cibles différenciées, mais significatives, prévisibles et à la fin, contraignantes.
Puis, j’aurais voulu que le Canada s’engage à assumer sa part de responsabilité avec des réductions de GES semblables à celles de la moyenne des pays développés.
À Copenhague, j’aurais aussi voulu que le Canada travaille pour que soit reconnu le rôle majeur que jouent les États fédérés, comme le Québec, dans la lutte contre les changements climatiques.
Le Québec est un leader nord-américain de la lutte contre les changements climatiques. Le premier ministre Charest souhaite que ses efforts soient reconnus sur la scène mondiale.
J’appuie pleinement M. Charest dans cette volonté de reconnaissance.
Mais le Canada ne fera rien de ça à Copenhague.
***
Jamais le monde n’a eu autant besoin de solutions nouvelles pour développer :
• des énergies propres,
• des voitures propres,
• des transports écologiques.
Nous avons besoin de nouvelles technologies :
• pour réduire les déchets,
• pour valoriser la biomasse,
• pour nettoyer les cours d’eau,
• pour assainir l’air.
Nous avons besoin d’une nouvelle approche :
• pour protéger nos forêts,
• pour préserver la biodiversité et les espèces animales…
Nous pouvons faire du Canada un leader mondial de la nouvelle économie durable.
Nous pouvons le faire, parce que partout au pays des gens le font.
Regardez comme nous avons changé nos habitudes dans les dernières années.
Nous recyclons le papier.
Nous trions nos déchets.
Plusieurs municipalités font maintenant le compostage.
Nous changeons nos ampoules à incandescence pour des fluo-compactes.
Nous mettons des thermostats programmables pour économiser de l’énergie.
En quelques mois, partout au pays, les citoyens ont adopté les sacs réutilisables à l’épicerie.
Les Québécois sont les champions nord-américains de l’économie d’essence. Ici, il se vend plus de véhicules hybrides et plus de petites cylindrées que partout ailleurs en Amérique du Nord.
C’est là que sont rendus les citoyens. Et ils veulent aller plus loin.
C’est là que sont rendus nos inventeurs et nos entrepreneurs. Et eux aussi, ils veulent aller plus loin.
C’est là que sont rendues nos villes, qui elles aussi veulent en faire plus.
***
Sur le plan environnemental, il y a une rupture entre ce que les Canadiens sont prêts à faire et ce que leur gouvernement fédéral est prêt à faire.
Il existe une alternative à ce gouvernement dinosaure.
Un gouvernement libéral lutterait pour que soit reconnue une cible ambitieuse de réduction des gaz à effet de serre. Avec 1990 comme année de référence et non 2006 pour ne pas pénaliser ceux qui ont pris de l’avance comme le Québec et le Manitoba.
Nous mettrions en place rapidement un système de plafonnement et d’échange de carbone, ce qu’on appelle le « cap and trade ». Idéalement, un tel système doit devenir mondial. Il doit être vérifiable. Il doit être contraignant. Et il doit mener à des baisses absolues de CO² rejeté dans l’atmosphère.
Ce système consiste à mettre un prix sur le carbone.
Vous polluez, vous payez.
Vous dépolluez, vous êtes payés ou vous obtenez des crédits.
Même l’industrie du pétrole est favorable à la mise en place d’un tel système au Canada.
Il suffit que ce système respecte certains grands principes :
• Le système canadien devra être équitable envers toutes les régions du pays.
• Ceux qui ont pris de l’avance ne doivent pas être pénalisés.
• Il devra engager toutes les industries canadiennes, sans exception.
• Il devra aussi être compatible avec un éventuel système américain. Ce qui ne signifie surtout pas que l’on doive attendre après nos voisins pour avancer.
• Il devra s’harmoniser aux systèmes en place ailleurs dans le monde. Il permettra la mise à l’encan de crédits de carbone pour que la valeur de ces crédits évolue selon une logique de marché. Il permettra aussi l’échange de crédits au plan international.
C’est un commerce et c’est la force de ce système; prendre une réalité d’entreprise, celle du commerce, et l’orienter pour nettoyer la planète.
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Afin de lutter contre les changements climatiques, un gouvernement du Parti libéral du Canada ferait le plus important investissement jamais vu pour développer les énergies renouvelables, les nouvelles énergies et l’efficacité énergétique.
Parce qu’il faut reconnaître qu’à la base de tout ce qui touche les changements climatiques, il y a la question de l’énergie. Celle qu’on produit, celle qu’on peut sauver et celle dont on aura besoin.
Notre objectif serait de multiplier par quatre d’ici 2017 la proportion d’énergies renouvelables utilisée par les Canadiens. Voilà une façon concrète de souligner le 150ème anniversaire du Canada.
Ça veut dire : développer l’énergie solaire, l’énergie éolienne, la géothermie, l’hydrogène. Nous investirons aussi dans la valorisation de la biomasse car nos agriculteurs et nos travailleurs forestiers aussi doivent profiter des opportunités créées par une économie durable.
Nous investirons aussi dans l’efficacité énergétique parce que l’énergie la plus verte sera toujours celle dont on réussit à se passer.
Nous allons promouvoir les constructions vertes, mettre en place de nouveaux modes de transport qui polluent moins, comme des trains à grande vitesse, recourir à de nouveaux instruments comme les compteurs intelligents, les « smart grid », pour être plus efficaces sur le plan énergétique.
Pour nos travailleurs, c’est une façon de protéger leur emploi. Une entreprise efficace sur le plan énergétique, c’est une entreprise qui est plus profitable, qui affronte mieux la concurrence.
Mais l’efficacité énergétique, c’est aussi un domaine en soi. Il suffit de regarder le domaine du bâtiment pour voir qu’une véritable révolution va bientôt transformer ce secteur. Pour rejoindre les grands standards d’efficacité énergétique mondiaux, il faudra de nouveaux matériaux, de nouvelles techniques de constructions, de nouveaux concepts architecturaux.
Si nous attendons trop, les milliards qui seront investis dans les immeubles de demain utiliseront des produits fabriqués ailleurs, avec des techniques imaginées ailleurs. On parle ici d’emplois qui vont de la R&D jusqu’aux jobs en usine.
Et il y a d’autres exemples.
Dans 10 ou 15 ans, les grandes villes et les routes seront éclairées par des lumières LED. Une entreprise de Nouvelle-Écosse est en train de se tailler une place enviable dans ce marché. Mais il faut des initiatives gouvernementales pour appuyer ces technologies, leur assurer un avenir prometteur, avec les emplois qui viennent avec.
Ce développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, c’est de l’innovation; c’est des centaines de nouvelles entreprises; c’est des milliers de bons emplois pour nos travailleurs actuels comme pour vous, les ingénieurs, architectes ou planificateurs urbains de demain.
Bref, les emplois de demain se créent aujourd’hui. Il faut agir maintenant si nous ne voulons pas manquer le bateau.
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Les changements climatiques sont très importants en soi. Mais leur importance tient aussi au fait qu’ils vont exacerber d’autres problèmes environnementaux auxquels nous sommes confrontés.
Entre autre, il fut remettre à l’ordre du jour la lutte contre la pollution de l’air.
Nous allons adopter les normes antipollution les plus sévères en Amérique du Nord pour les automobiles.
On va nettoyer tout ce qui sort des cheminées : autant les gaz à effet de serre que les autres polluants, qui nuisent à la santé et qui causent l’asthme, d’autres maladies respiratoires, et qui font des nuages de smog au-dessus de nos villes.
Un gouvernement du Parti libéral du Canada adopterait une loi cadre sur l’économie verte et propre.
Une telle loi viserait à rendre cohérentes les différentes lois qui touchent l’énergie et l’environnement.
Elle permettrait de diminuer la paperasse, de réduire les délais et de simplifier les évaluations environnementales en les rendant plus claires, plus efficaces et plus musclées.
Cette loi entraînerait aussi l’obligation pour le gouvernement fédéral de faire chaque année devant les citoyens un portrait de la situation environnementale canadienne.
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Un gouvernement du Parti libéral du Canada mettrait aussi en place des mesures pour nous adapter aux changements climatiques et protéger notre environnement.
Quand les écosystèmes sont déjà fragilisés par la surexploitation des ressources ou par la pollution, les changements climatiques viennent accélérer les déclins ou ralentir la récupération. Il faudra donc agir sur plusieurs fronts.
D’abord, il faut une stratégie nationale sur l’eau douce. C’est une richesse que nous avons. C’est aussi une responsabilité.
Nous allons commencer par dépolluer pour vrai la voie maîtresse du Canada qui passe par les Grands lacs et le Saint-Laurent. Nous allons aussi nettoyer le lac Winnipeg, une des principales sources d’eau douce dans l’Ouest du pays.
Nous allons aussi créer des zones maritimes protégées dans nos eaux de l’Atlantique et du Pacifique pour assurer la survie de nos écosystèmes marins et la survie de la pêche.
Il faut aussi protéger la forêt boréale. C’est un poumon encore plus important pour la planète que l’Amazonie. Alors nous allons aider le Québec et l’Ontario à atteindre leur objectif de protéger 50 % de la forêt boréale.
Puis, nous allons adopter un plan spécial pour le Nord.
Ce plan visera trois objectifs :
Premièrement, nous allons travailler avec les Inuits et les populations locales pour les aider à s’adapter aux changements climatiques.
Deuxièmement, nous allons défendre nos positions sur toutes les tribunes internationales pour assurer la souveraineté canadienne du passage du Nord-Ouest. Ce sera bientôt un raccourci entre l’Europe et l’Asie. Il faudra des accords sur les conditions d’usage car il s’agit d’une zone dangereuse pour la navigation et fragile sur le plan environnemental.
Enfin, parce qu’il y aura beaucoup d’activité dans un des écosystèmes les plus fragiles de la planète, nous établirons des règles claires sur ce qui peut être fait et sur ce qui ne peut pas être fait dans l’Arctique. Où, par qui et comment. À terme, il sera important qu’un traité international vienne encadrer, dans le respect des souverainetés nationales, la protection de l’ensemble de la région.
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Enfin, un gouvernement du Parti libéral du Canada donnera l’exemple.
Nous établirions des règles d’efficacité énergétique et d’énergie propre pour nos achats.
Les véhicules gouvernementaux seraient les moins polluants et les bâtiments fédéraux les plus efficaces sur le plan énergétique.
Le gouvernement fédéral fera de la performance environnementale un critère de sélection des entreprises pour l’obtention de contrats gouvernementaux, qu’il s’agisse d’approvisionnement ou de services.
Parce que c’est dans les pays les plus pauvres que l’impact des changements climatique se fera sentir le plus sévèrement, un gouvernement libéral s’assurerait aussi que ses politiques d’aide au développement international mettent l’adaptation aux changements climatiques au centre de ses actions.
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Voilà des gestes qui peuvent être posés maintenant pour changer les choses, pour rétablir la réputation internationale du Canada, pour se donner une nouvelle économie plus prospère et plus propre, pour créer les emplois de l’avenir et pour mieux vivre.
Mais pour faire ce pas en avant, il faut un gouvernement qui y croit.
C’est ce gouvernement que je veux former.
Nous avons tout ce qu’il faut en termes de savoir, de génie, de ressources, d’infrastructures de recherche et de développement pour nous hisser parmi les champions de cette nouvelle ère.
Il est temps de se donner ensemble un nouveau projet de société qui marie l’économie, l’environnement et l’innovation pour créer les emplois et la prospérité de demain.
Merci.

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