Maxime Bernier fait la leçon aux Québécois
Opinion du citadin
Maxime Bernier
Source image : http://www.maximebernier.com/
Maxime Bernier, député conservateur en Beauce, fait des conférences dans quelques régions du Canada. Lors de ces conférences, il critique sévèrement le Québec des 40 dernières années.
Le journal Le Devoir rapporte aujourd’hui qu’il y a quatre jours à Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie, il s’est adressé à 150 militants conservateurs en dénonçant l’interventionnisme québécois qui a fait en sorte que nous sommes l’une des régions les plus pauvres de l’Amérique-du-Nord.
Il en a rajouté en affirmant que dans le reste du pays, bien des Canadiens perçoivent les Québécois comme des enfants gâtés jamais satisfaits. La cause de cette perception est le débat constant sur l’indépendance qui ne se fait jamais et des politiques interventionnistes qui plongent la province dans le rouge. Autrement dit, les Québécois vivent vraiment au-dessus de leurs moyens, et leurs moyens n’étant pas très élevé…
Dans les prochains jours, Maxime Bernier va prononcer des conférences à Winnipeg, Toronto et Victoria. Le député fait cela à la demande d’organisations de comtés et étant donné qu’il a du temps libre, il accepte. D’ailleurs son discours trouve des oreilles attentives, surtout dans l’ouest du pays, et il remplit ses salles.
Les prises de positions de monsieur Bernier ne sont pas toujours bien perçues, entre autres sur le réchauffement climatique. Il n’en demeure pas moins que son discours de droite est quelque chose d’unique présentement au Québec. Tout le monde sait ce qu’il faut faire pour cesser de s’endetter, mais les Québécois préfèrent hypothéquer l’avenir de leurs enfants plutôt que de cesser de vivre au-dessus de leurs moyens.
Bien sûr, cela fait mal venant de quelqu’un qui a oublié des documents confidentiels de l’état chez sa maîtresse. Mais qu’on apprécie ou pas Maxime Bernier, sa lecture de la situation économique actuelle du Québec et la perception des autres provinces à notre égard sont vraies. Il suffit de voyager un peu dans le Canada pour lui donner raison.
Sans l’Ontario et l’Alberta, disons que notre situation serait autrement plus précaire qu’elle ne l’est actuellement. De plus, ces derniers commencent à en avoir un peu assez de toujours payer pour nous et nos programmes sociaux plus ambitieux que dans leur propre cours.
J’aimerais bien que l’on puisse garder tous nos programmes sociaux et nos services, mais comment faire sans continuer à s’endetter? Nous ne créons pas assez de richesse pour maintenir tout ça en place, le calcul est simple. Nous dépendons donc des provinces plus riches et d’un crédit important pour vivre actuellement au-dessus de nos moyens. Mais combien de temps cela peut-il durer encore? C’est la conclusion des conférences de Maxime Bernier, diplômé en commerce et droit, et, cette fois, force est d’avouer qu’il n’a pas tort.


Maxime Bernier
Normand Jetté
Mardi 20 Avril 2010 14:15:01