Le Parti québécois devrait s’unir pour la conquête de Bonaventure
Politique
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Être candidat pour le Parti québécois (PQ) ces temps-ci, c’est vraiment faire preuve de convictions profondes et sincères. De plus, la chef du PQ, Pauline Marois, est encore moins populaire que Jean Charest, pourtant déjà au plus bas dans les sondages. Le fait que son leadership soit contesté à l’interne en tout irrespect du dernier vote de confiance de cette année montre à quel point le PQ n’est pas digne d’accéder au pouvoir présentement. Incapable de se gérer lui-même, comment ce parti peut-il penser faire mieux avec les deux mains sur le volant du pouvoir, pour reprendre une image célèbre de Jean Charest.
La circonscription de Bonaventure est donc une priorité pour le PQ afin de montrer que l’on peut faire front commun pour un objectif électoral, donc le pouvoir. Le siège vacant laissé par Nathalie Normandeau, qui nous l’espérons a retrouvé un équilibre de vie qu’elle souhaitait tant, est donc un test très important pour le PQ qui a choisi Sylvain Roy comme candidat.
L’élection partielle aura lieu le 5 décembre prochain. Pauline Marois appui le candidat en passant dans la circonscription. On ne pourra pas dire que Mme Marois baisse les bras. Bien des chefs auraient jeté l’éponge depuis longtemps. Pas elle, car depuis toujours, elle le dit : c’est plus difficile pour une femme de faire de la politique. On exige davantage d’une femme que d’un homme. Il semble que ce soit vrai, car Mme Marois, qu’on aime son style ou pas, ne mérite pas cette contestation constante de son leadership après le vote de confiance qu’elle a obtenu au printemps.
Qu’on soit d’accord ou pas avec certaines orientations prises par le PQ (lire ici le dossier du nouveau Colisée de Québec) au printemps dernier, les membres de PQ ont donné très majoritairement leur confiance envers Mme Marois. La moindre des choses, c’est de faire preuve d'un minimum de confiance envers la chef. Si Mme Marois devait partir demain matin, qui la remplacerait? Bernard Drainville? Pierre Curzi? Oh, c’est vrai, il est indépendant de parti, désormais… Gilles Duceppe? Après la débâcle du Bloc, ça promet! Changer de chef ne fera pas remonter le PQ dans les sondages.
Si Mme Marois part demain matin, le PQ risque de perdre l’opposition officielle et de se retrouver comme tiers parti comme Québec Solidaire ou l’ADQ.
Sylvain Roy, candidat péquiste dans Bonaventure, professeur de sociologie dans un CEGEP, semblait très heureux et fier d’être appuyé par sa chef. Malheureusement, il n’a pas la partie facile dans ce fief libéral. Il est toutefois relativement chanceux que la Coalition pour l’avenir du Québec, de François Legault, ne soit pas prête pour lui opposer un candidat. Donc, tout est possible dans Bonaventure d’ici le 5 décembre. La campagne sera très intéressante à suivre. Pour Jean Charest, et surtout Pauline Marois, c’est un test de leadership non pas auprès de leurs troupes, mais de la population. Le PQ a même reporté son Conseil national du parti qui était prévu pour les 3 et 4 décembre afin de mener à bien cette campagne. Le Conseil national est reporté aux 28 et 29 janvier. Une victoire péquiste dans Bonaventure viendrait peut-être fermer le clapet des contestataires qui attendent Dieu en personne pour venir les sauver.


Euh?
Jean-Francois Gougeon
Lundi 07 Novembre 2011 20:58:23