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L’Effet ADQ : Orford ne sera pas privatisé et André Boisclair démissionne

Politique

Même si la session parlementaire débute aujourd’hui, l’effet ADQ se fait sentir sur la politique provinciale au Québec. Tout d’abord, volte-face du gouvernement Charest dans la privatisation partielle du parc national du Mont-Orford. La saga inutile et à la limite illégale a coûté des millions de dollars au Québec. Sachant que l’ADQ et le PQ allaient s’opposer à ce projet, le gouvernement minoritaire l’abandonne plutôt que de tomber lui-même. Deuxième effet, le PQ qui montre un horrible visage dans la défaite. Un parti de mutins qui assassine systématiquement ses chefs. On se demande comment ça pourrait être pire. Une extinction politique pure et simple peut-être? Boisclair n’était pas le chef idéal, mais attendre 2008 n’était pas trop demandé pour recentrer un peu le parti. Maintenant, c’est le chaos dans le cadre d’un gouvernement minoritaire. Si une élection arrive d’ici six mois...

L’effet ADQ est dévastateur, mais cet effet pourrait se retourner contre ce parti s’il ne livre pas la marchandise. Tous les députés de Mario parlent de devoir sans arrêt en parlant des autres partis qui n’ont pas fait les leurs. Attendez-vous à ce que vos électeurs s’attendent à voir des résultats assez hauts. Pour l’instant tout va bien et le travail assez bien fait.

Maintenant le vrai travail commence. Les attentes sont grandes. Les deux vieux partis sont en position fragiles, surtout le PQ, et le devoir (désolé pour la répétition de ce mot) de l’ADQ est de profiter de l’initiative pour progresser dans les intentions de vote, de prouver qu’il représente tous les Québécois tant de gauche que de droite. La gauche, la droite, de vieilles théories politiques qui ne reflètent plus notre monde selon Mario Dumont en 2003. Ça reste à prouver pour le parti du jeune chef qui a une étiquette de droite collée dans le front. Il n’y a pas de mal à être de droite, pourvu que ce soit assumé et bien annoncé.

Les prochains jours, nous serons à même de voir l’effet ADQ en session parlementaire. J’ai comme l’impression qu’il va y avoir du sport. Il y a longtemps que le Québec était sclérosé au niveau politique entre les libéraux et les péquistes. Enfin, la nouvelle dynamique à trois fait bouger les choses. Reste à voir si ce sera positif ou négatif. Les dés sont lancés, à chaque joueur d’abattre ses cartes. Pour ceux qui n’aiment pas l’analogie avec le jeu, sachez que la politique, ça ressemble pas mal à ça : un jeu dont nous sommes les pions. Notre seul pouvoir décisionnel se présente aux élections. L’effet ADQ, ce sont les Québécois, c’est vous et c’est moi. Nous l’avons décidé ainsi et nous pouvons changer d’avis n’importe quand au gré de notre bon vouloir si nous estimons que les devoirs ne sont pas bien faits. À vos cahiers d’écoliers chers députés !

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