L'ADQ est le cri du coeur des régions à l'endroit de Montréal
Opinion du citadin
La campagne électorale provinciale vient de se terminer. L'Action démocratique du Québec (ADQ) a causé toute une commotion en passant de 5 députés à 41. Le Parti Québécois est relégué à un rôle de tiers parti. Les grands perdants de l'élection d'hier sont bien entendu Jean Charest et André Boisclair qui, comme bien des journalistes et leaders d'opinions, n'ont pas pris au sérieux l'ADQ de Mario Dumont. Leur condescendance, je pèse mes mots, envers l'ADQ n'a jeté aucun discrédit sur le mouvement autonomiste, bien au contraire. L'élection d'hier illustre l'autonomie des régions par rapport à Montréal. Les régions sont fatiguées de se faire dire quoi penser, quoi voir et quoi entendre. Les régions semblent fatiguées de la dictature culturelle de la pensée unique montréalaise. Dictature due à la convergence des médias et non à un complot quelconque.
Avant l'élection on parlait du mystère Québec pour parler des excellentes chances de l'ADQ dans la région de la Capitale-Nationale. Le parti de centre droite a récolté des comtés un peu partout au Québec et même en banlieue de Montréal. Aucun comté adéquiste toutefois sur l'île de Montréal. On peut donc, désormais, voir poindre à l'horizon un mystère Montréal. Une ville qui est isolée par rapport aux régions et qui cristallise une certaine résistance au changement.
C'est dommage de constater une telle différence entre Montréal est les régions du Québec. L'erreur du Parti Libéral et du Parti Québécois est de ne pas avoir été à l'écoute des gens des régions, de la classe moyenne, les personnes âgées et des familles. Certes, ces partis ont tous deux une plate-forme pour les régions, la classe moyenne, les aînés et les familles, mais leurs promesses ne semblent pas collées à la réalité. L'ADQ a parlé simplement et directement au peuple. Que l'on soit d'accord ou pas avec son programme, il a l'avantage d'être clair et précis.
Le vent de changement est venu des régions, il souffle maintenant de chaque côté de Montréal. Le gouvernement minoritaire de Jean Charest ne doit en aucun cas partir en élection trop vite. Le PQ également n'a pas intérêt à faire ça. L'ADQ doit désormais permettre à son équipe de prendre de l'expérience. La prochaine fois sera la bonne et ce à plus ou moins longue échéance. Quant au PQ, c'est le début de la fin ou une longue période de purgatoire qui s'amorce. Pour le parti libéral il est de plus en plus le nouveau Parti Égalité du Québec (le parti des anglophones du Québec). Les francophones ont déserté le parti cette fois-ci.
Il y a fort à parier que lors de la prochaine campagne des députés adéquistes soient élus à Montréal. Si tel ne devait pas être le cas, il y aurait alors bel et bien un mystère Montréal. Pour le moment, disons que c'est un concours de circonstances, une certaine résistance au changement. Quant aux régions, l'ADQ est leur cri du cœur envers Montréal qui pour une fois écoute attentivement ce qu'elles ont à dire.
En terminant :
Déception du côté de Québec Solidaire et du Parti Vert, aucun député élu malgré une couverture médiatique assez bonne compte tenu des intentions de vote.


adq
lise
Mercredi 28 Mars 2007 13:13:31