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C’est le début d’un temps nouveau?

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Wall Street Sign. Author: Ramy Majouji

C’est le début d’un temps nouveau est un tube de Stephane Venne popularisé par la chanteuse René Claude en 1970. C’était après mai 68 et tous les espoirs étaient encore permis pour changer le monde. Vit-on la même chose en octobre 2011? Alors que l’économie menace de ralentir (voire de s’effondrer selon les plus pessimistes) et qu’une récession mondiale est toujours possible, les gens commencent à manifester contre le système capitaliste en place. C’est en fait contre les dérives du système que les gens manifestent et tout a commencé avec le mouvement Occupons Wall Street à New-York.

Le samedi le 15 octobre, c’était à Québec, à la Place d’Youville dans le Vieux-Québec, que des citoyens (environs 200) se sont réunis. Une invitation avait été lancée via les réseaux sociaux comme Facebook afin de soutenir les manifestants de New-York.

 

Le journal Le Soleil, de Québec, rapporte que le rassemblement de samedi est à l’image de ce que l’on voit à Wall Street, pas de porte-parole, pas d’organisateur officiel. Contrairement à ce qui se passe à Montréal près de la tour de la bourse, on ne voyait pas à Québec des campeurs prêts à soutenir une longue présence. Toutefois, on retrouvait des manifestants de toutes les tranches d’âges dans l’objectif avoué de dénoncer l’avarice des grandes banques et de la haute finance mondiale.

 

Un jeune homme de 21 ans, Charles Guay-Boutet, interrogé par Le Soleil a déclaré à propos de cette manifestation : «À Québec, on vit les mêmes problématiques. Nous vivons dans un village global aujourd'hui, dans une économie de plus en plus mondialisée. Donc, ce qui se passe en ce moment, le krach de l'économie américaine, l'austérité budgétaire en Europe, ça nous touche aussi.» Un autre manifestant, Éric Leroux, 22 ans, a déclaré au même journal : «C'est vraiment un mouvement issu des masses populaires. C'est appelé à se répéter de plus en plus souvent. La population ne va plus se limiter à faire des revendications dans le strict cadre de leur état national. Elle va être capable d'avoir des revendications plus globales.»

 

Les gens semblent vouloir faire leur part pour éponger des déficits et aider des pays à se relever, mais ils veulent que les grandes banques fassent de même. Est-ce le début d’un temps nouveau? Je ne saurais dire, mais il y a comme une odeur de révolution dans l’air au niveau mondial. Est-ce que cela va s’écraser comme mai 68? Il y a urgence cette fois, urgence planétaire de moins consommer et de gérer la décroissance. Ce n’est pas une mince tâche.

 

Qu’on soit de New-York, Montréal, Québec ou du plus petit village du Québec, l’urgence est la même.

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