Le maire Jean Tremblay et la prière : un choix à faire
Saguenay-Lac-Saint-Jean
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Ejdzej sur Wikipedia
Le Tribunal des droits de la personne intime les élus de Saguenay à ne plus faire de prière avant les séances du conseil municipal ou d’arrondissement. De plus, les symboles religieux doivent disparaître. Le maire Jean Tremblay, n’a pas l’intention d’obéir, pour le moment.
La prochaine séance du conseil devrait donc se faire, demain soir, en présidence du crucifix et de la statue du Sacré-Cœur, rapporte le journal Le Quotidien. La décision du tribunal, émise vendredi dernier, sera certainement débattue au conseil.
Pour la petite histoire, c’est suite à une plainte d’Alain Simoneau et le Mouvement laïque québécois, que le Tribunal des droits de la personne s’est penché sur le dossier. Son verdict, la ville de Saguenay et son maire, Jean Tremblay, ont porté atteinte à la liberté de conscience et de religion en faisant la récitation d’une prière avant la séance du conseil municipal et en exposant un crucifix et une statue du Sacré-Cœur.
Cela veut dire, que la prière doit cesser maintenant et les symboles retirés des lieux publics. De plus, le plaignant va recevoir 15 000$ en dommages moraux et 15 000$ supplémentaires pour dommages punitifs. Les sommes devront être versées par le maire Tremblay et la municipalité.
«Je ne pense pas que nous allons devoir retirer les deux symboles religieux immédiatement. Je crois que nous avons 30 jours devant nous pour aller en appel ou retirer les objets religieux. Actuellement la décision n'est pas prise à savoir si je vais aller en appel de cette décision. Je commence à me faire une tête sur ce dossier. Mais avant d'aller plus loin, je vais en discuter avec les membres du conseil municipal» a expliqué le maire Jean Tremblay au journal Le Quotidien.
Cette cause est ce que j’appellerais un encombrement inutile de notre système judiciaire. La cause, la décision et la sanction m’apparaissent farfelues. Moi qui suis athée, je ne considère aucunement le Mouvement laïque québécois légitimé de me représenter. Ce mouvement ne représente pas les Québécois laïques. Quant au Tribunal des droits de la personne, ne s’égare-t-il pas en brimant les droits de certains élus qui sont, d’abord et avant tout, des citoyens eux aussi? N’est-ce pas à leurs pairs, donc leurs électeurs, de les juger sur leurs actions?
Quoi qu’il en soit, si le maire Tremblay ne va pas en appel, il devra se conformer à ce jugement. J’espère que tout cela s’arrêtera là, il faut bien qu’un des deux partis soit raisonnable à un moment donné.


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Legion88
Lundi 14 Février 2011 17:19:18