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Jean Tremblay va en appel pour maintenir la prière et le crucifix à l’hôtel de ville

Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, va aller en appel quant à la décision du Tribunal des droits de la personne qui lui demande de cesser la prière au conseil municipal de Saguenay.

C’est avec une vive déception que le maire a reçu ce jugement et souhaite maintenir la prière. Mais, pour lui, pas question de faire payer les contribuables pour cette cause. Il demande plutôt à ses concitoyens de faire des dons volontaires via les bureaux d’arrondissement, points de service municipaux, chèque, ou en ligne via le site Internet de la ville de Saguenay. Si les sommes reçues devaient être plus grandes que les frais d’avocats, le maire s’est engager à distribuer les surplus auprès des démunis via des organismes voués à leur cause.

Le journal Le Quotidien a tenté d’avoir des commentaires de l’évêché de Chicoutimi, mais le porte-parole, l’abbé Jacques Bouchard, a affirmé qu’aucun commentaire ne serait fait car c’est une décision qui ne concerne que Saguenay et non l’évêché.

Pourquoi aller en appel? Pour éviter d’avoir à payer 30 000$ en somme compensatoire (15 000$ provenant de la Ville et 15 000$ du maire lui-même) auprès du citoyen qui a porté plainte. Mais, selon le maire Jean Tremblay, la raison est différente : c’est une question de respect du patrimoine et de valeurs. De plus, Jean Tremblay estime qu’il y a une injustice entre les accommodements raisonnables consentis à d’autres religions par rapport à ce qu’on impose à la religion catholique.

Le Journal Le Soleil de son côté a voulu savoir si la Ville e Lévis allait conserver la prière et le crucifix malgré ce jugement du Tribunal des droits de la personne. La mairesse Danielle Roy Marinelli a affirmé : «Tant et aussi longtemps que personne ne nous demande d'agir autrement, je ne vois pas pourquoi on changerait les choses».

Lévis ne tient pas à se lancer dans un combat juridique si on lui demandait toutefois de cesser cette pratique.

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