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Profit et ambition: La grande épopée de la traite des fourrures

Descente des rapides

Descente des rapides.
Frances Anne Hopkins, 1879.
Bibliothèque et Archives Canada.

Un récit épique où la chance, le risque et l’aventure ont tracé le chemin qui a mené le Canada vers l’expansion et le développement. C’est ce que présente le Musée canadien des civilisations dans Profit et ambition – La traite des fourrures au Canada, 1779-1821, une exposition qui relate l’histoire de la Compagnie du Nord-Ouest, un consortium extraordinaire d’entrepreneurs montréalais, d’explorateurs écossais, de voyageurs canadiens-français, de chasseurs de bison métis, de trappeurs autochtones et de « femmes du pays ». Ensemble, ils ont créé un empire commercial, ouvert de nouvelles routes sur tout le continent et jeté les bases du Canada tel que nous le connaissons aujourd'hui.

« La Compagnie du Nord-Ouest a joué un rôle central dans le développement économique, social et politique du pays », rappelle Victor Rabinovitch, président de la Société du Musée canadien des civilisations. « Cette exposition explique magnifiquement comment elle a contribué à la naissance du Canada. »

Profit et ambition raconte la saga de la Compagnie du Nord-Ouest et dresse un portrait fascinant des pratiques commerciales impitoyables et du mode de vie exigeant de la traite des fourrures. Elle introduit également les visiteurs à quelques-uns des grands noms de l’exploration de l’Ouest canadien, comme les Alexander Mackenzie, Simon Fraser, David Thompson et Peter Pond.

« Il s’agit véritablement d’un récit épique », souligne David Morrison, conservateur de l’exposition et directeur, Archéologie et histoire, au Musée des civilisations. « Sous la bannière de la Compagnie du Nord-Ouest, des individus d’horizons différents ont été réunis, des actions héroïques ont été accomplies, le rôle de Montréal en tant que centre commercial du Canada a été établi, et l’influence de l’Amérique du Nord britannique s’est étendue de l’Atlantique aux océans Pacifique et Arctique. »

L’exposition retrace aussi la concurrence féroce que se sont livrés, dès 1779, le consortium de Montréal et la Compagnie de la Baie d’Hudson, dont le siège social était à Londres (Angleterre). Cette dernière dominait alors le commerce canadien des fourrures depuis plus de 100 ans. Elle transigeait dans des postes de traite établis sur les rives de la baie d’Hudson, laquelle lui offrait un accès maritime direct vers l’Europe. Pour rivaliser, la Compagnie du Nord-Ouest ouvrit de nouvelles routes d’échange au sud, rejoignant les trappeurs autochtones en route vers la baie d’Hudson, et n’hésita pas à se montrer impitoyable.

Il a suffi à la Compagnie du Nord-Ouest d’un peu plus de 15 ans pour s’emparer de près de 80 pour cent du commerce des fourrures au pays. Mais cette concurrence, coûteuse pour les deux entreprises, entraîna finalement leur fusion.

Des artefacts et des œuvres d’art historiques

Profit et ambition regroupe quelque 250 artefacts et œuvres d’art. Parmi les nombreux objets remarquables figurent des articles de commerce – tels des mousquets, des outils en métal, des bijoux et des ornements – et des vêtements autochtones et européens. De nombreux objets exposés datent de la fin des années 1700. L’exposition présente aussi des documents originaux de la Compagnie du Nord-Ouest dont des ententes de partenariat, des contrats de voyageurs et des registres. Une première édition extrêmement rare du journal publié d’Alexander Mackenzie, restaurée par le Musée, est une des pièces dont la valeur est particulièrement importante.

Parmi les œuvres d’art présentées, on trouve des peintures de Frances Anne Hopkins, une Anglaise étonnante qui a voyagé avec son mari en canot rabaska au milieu des années 1800 et capté des scènes classiques du commerce des fourrures. Sont également exposées des peintures du début du xixe siècle réalisées par le Suisse Peter Rindisbacher, le premier artiste professionnel à résider dans l’Ouest canadien.

La plupart des artefacts sont tirés des propres collections du Musée mais quelques-uns proviennent d’autres institutions telles que Bibliothèque et Archives Canada, le Musée McCord, l’Université McGill, les Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson et la Toronto Public Library.

Profit et ambition – La traite des fourrures au Canada, 1779-1821 sera présentée du 11 septembre 2009 au 12 septembre 2010 au Musée canadien des civilisations, à Gatineau (Québec).

Le Musée canadien des civilisations est l’institution culturelle la plus vaste et la plus populaire du Canada, attirant plus de 1,2 million de visiteurs chaque année. Le rôle principal du Musée des civilisations consiste à préserver et à faire connaître le patrimoine du Canada, contribuant ainsi à promouvoir et à renforcer l’identité canadienne. Le Musée abrite également le Musée canadien de la poste et le Musée canadien des enfants. Le Musée canadien des civilisations est un centre voué à la recherche et à l’information publique sur l’histoire sociale et humaine du pays.


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Source:

Yasmine Mingay
Chef, Relations médias
Tél. : 819 776-7167

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