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Le projet de Cannon sur le parc : un échec

Le Comité pour la protection du parc de la Gatineau donne une note d’échec au projet de loi sur le parc déposé aujourd’hui par le député de Pontiac Lawrence Cannon.

« En refusant d’accorder au parc de la Gatineau la même protection que celle donnée aux parcs nationaux, le projet de loi de M. Cannon en consacre le statut inférieur par voie législative », a déclaré le coprésident du CPPG Andrew McDermott. « Sans une surveillance parlementaire des changements à ses limites ou à son territoire, le parc de la Gatineau demeurera le parent pauvre – voire le perdant – parmi tous les parcs fédéraux », d’ajouter M. McDermott.

Le CPPG est depuis longtemps d’avis que tout projet de loi sur le parc de la Gatineau doit en fixer les limites et prévoir que seule une loi du parlement peut les changer – comme dans le cas de tous les parcs nationaux. Le CPPG est aussi d’avis qu’une loi sur le parc doit et y prévenir la construction résidentielle et reconnaître l’intégrité territoriale du Québec.

« La CCN a démontré à maintes reprises qu’on ne peut lui faire confiance pour gérer le parc de la Gatineau en l’absence d’un contrôle direct du Parlement : elle a vendu des terrains dans le parc, dénaturé son histoire, détruit ses édifices historiques, et permis son urbanisation débridée », a déclaré M. McDermott. « Et en donnant à la CCN le contrôle de la Masse de terrains d’intérêt national, aussi bien dire que M. Cannon fait rentrer la belette dans le poulailler », a-t-il ajouté.

L’article 10 du projet de loi (C-37) donne à la CCN le contrôle de la Masse de terrain d’intérêt national, ce qui lui permettrait d’ajouter ou de soustraire des terrains du parc, tandis que l’article 19 autoriserait le changement de ses limites par décret administratif et à huis clos. Ces deux mesures sont loin d’offrir la surveillance parlementaire revendiquée par les citoyens depuis plus de quarante ans – et qui fait partie de la Loi sur les parcs nationaux depuis des décennies.

« Et pour comble, le projet de loi C-37 est une gifle au visage de tous les Québécois puisqu’il méprise aveuglément l’intégrité territoriale de la province », de dire M. McDermott. « Aucune de ses dispositions ne prévoit l’obligation formelle d’obtenir le consentement du Québec avant d’agrandir le parc – comme c’est le cas pour tous les parcs nationaux », a-t-il ajouté.

« À moins d’être sérieusement modifié par les parlementaires lors de son étude en comité, cette mesure ne sera qu’un leurre camouflant le statu quo, une mesure médiocre conçue par un gouvernement myope», de conclure M. McDermott.


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Renseignements:

Andrew McDermott
613-316-1320
819-827-1803

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