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L'occupation ''économique'' du territoire ou un mouroir pour baby-boomers!

L'arrivée prochaine en région de 1 million de baby-boomers, venant des grands centres urbains, c'est une opportunité unique pour créer de la richesse en région.

Dans le cadre de la création de la richesse qui reste, l'Union des comités de citoyens du Québec demande aux politiciens de faire preuve d'un peu de ''vision'' en capitalisant sur la force ''économique'' que représente l'arrivée prochaine des baby-boomers en région.

Un million d'urbains avec des compétences confirmées, et des moyens économique pour investir un peu de temps et d'argent dans les régions d'accueils.

L'Union des comités de citoyens du Québec demande aux politiciens «d'allumer» rapidement. Une richesse en connaissances et en argent va se déplacer vers les régions. Les baby-boomers vont transmettre cet héritage à la nouvelle génération (X).

Un mouroir pour les baby-boomers ou l'occupation ''économique'' du territoire?

Il est absolument inadmissible que les régions deviennent un mouroir pour cette richesse que représentent les baby-boomers migrants en région avec tout leur ''savoir" et leurs économies!

Pour tous ceux qui viendront partager notre qualité de vie, nous «des régions», nous demandons aux politiciens de mettre en place des programmes taillés sur mesure pour capitaliser sur cette force vive du Québec. Des programmes qui exploiteront les connaissances acquises, les capacités d'investissement en temps et en argent que les baby-boomers possèdent.

L'occupation ''économique'' du territoire c'est plus que des investissements

La valeur des investissements en temps et en argent venant de gens d'expérience, couplée aux opportunités que représente la nouvelle génération montante en région vaut plus que de simples subventions venant du gouvernement.

Les baby-boomers apportent avec eux:

  • des connaissances testées par le temps;
  • des énergies encore disponibles;
  • des moyens financiers pour investir dans les régions.

Les promoteurs en région ont:

  • des ressources humaines plus compétitives «salaires régionaux»;
  • une complicité entre les agents de développement rural et les promoteurs qui dépasse tout ce qui existe dans les grands centre urbains;
  • une soif de développer et de mettre en valeur les forces et les caractéristiques de leurs régions;
  • un milieu de vie de qualité.

Piste de solution

L'occupation ''économique'' du territoire et du nouveau ''capital régional privé''

Nous demandons:

  • que tous les politiciens sans considérations partisanes, développent et appuient l'élaboration d'une politique d'occupation ''économique'' du territoire par les baby-boomers;
  • qu'un plan d'ensemble provincial «avantage fiscal et accueil» soit développé et mis en place immédiatement avec des agents de développement rural et des mentors régionaux pour implanter une nouvelle politique d'occupation ''économique'' des régions par les baby-boomers;
  • que des investissements ciblés «argent neuf» soient injectés pour implanter ces mesures, au profit des agents de développement rural et mentors des régions;
  • que les «programmes» s'adressent aux urbains de plus de 55 ans migrants en région «dans les 5 prochaines années» et qui veulent poursuivre leur vie active en s'impliquant dans le développement économique des régions de la façon suivante:
    • en investissant dans une nouvelle entreprise régionale en émergence «entreprise de moins de 5 ans et moins de 5 millions de chiffre d'affaires». Un investissement minoritaire «maximum 10% du capital actions ordinaires»;
    • en consacrant comme employé «actionnaire» de cette entreprise, un minimum de 1 journée/semaine rémunérée.
  • que les décisions d'investissements dans les entreprises en émergence soient le choix et la responsabilité des investisseurs privés «baby-boomers» et que des avantages économiques soient créés pour inciter l'investissement et l'intégration économique des baby-boomers aux entrepreneurs locaux.
    Comme exemples:
    • en appliquant un crédit d'impôt provincial remboursable (100% du montant investit - maximum 10 000$/an pour 3 ans et non-revendable avant 5 ans) pour tout investissement en capital régional ''privé'' pour tout citoyen «urbain», migrant en région, et ayant plus de 55 ans, qui désire participer activement en devenant actionnaire minoritaire (maximum 10% du capital actions ordinaires), en tant qu'employé «actionnaire» à temps partiel
    • «1 journée/semaine pour 2 ans minimum. Salaire suivant des barèmes régionaux qui sont définitivement plus bas que ceux des centres urbains», dans une micro-entreprise en région de moins de 5 ans, qui développe et vend des produits de niches (moins de 5 millions de chiffre d'affaires);
    • en appliquant un crédit d'impôts provincial remboursable additionnel de (20% du montant investit) si l'entreprise exporte ses produits;
    • qu'un incitatif fiscal additionnel (20% du montant investit) soit attaché à l'investissement, si l'entreprise est profitable au cours des 3 années suivant l'investissement (bénéfices nets minimum de 5% du chiffre d'affaires/an);
  • que les agents de développement rural développent des procédures et des documents de soutien pour faciliter les investissements privés des baby-boomers.
    Exemples:
    • contrats type d'investissements et de conventions d'actionnaires;
    • information générale sur l'entreprise et les promoteurs;
    • création d'un poste de facilitateur (agents de développement rural, promoteurs, investisseurs) pour l'intégration harmonieuse de cette politique.
  • que le gouvernement, les agents de développement rural et les mentors fassent développer:
    • des programmes d'accueils des baby-boomers en région sous le thème de --occupation ''économique'' du territoire-- pour partager avec les locaux, la connaissances et les expertises des baby-boomers, et les opportunités de projets d'investissements avec des promoteurs locaux;
    • des modèles types de gestion entre les actionnaires «adaptables au cas par cas» pour accélérer l'intégration rapide des deux cultures et connaissances «urbaines/régionales»;
    • des présentation d'études de cas régionales, offertes et animés au six mois.
  • que le gouvernement contribue à hauteur égale des investissements privés. Chaque dollars d'investissement des baby-boomers sera additionné du même montant par le gouvernement au bénéfice des agents de développement rural pour supporter des investissements additionnelles seulement dans les entreprises qui auront du succès suite aux investissements des baby-boomers;
  • que sa nouvelle politique d'occupation ''économique'' du territoire soit supportée par un portail Internet de références «pour former les agents de développement rural, les mentors et les investisseurs baby-boomers».

Mise en garde

L'union des comités de citoyens du Québec est cependant très préoccupée par la récupération abusive qui pourrait être faite des crédits d'impôts pour des fins fiscales seulement. Nous demandons aux politiciens d'explorer des critères d'éligibilité pondérés dans le temps pour favoriser des entreprises qui montreront des signes évidents de progression du chiffre d'affaires et des bénéfices à partir du moment ou les baby-boomers auront investi. Par exemple:

  • explorer l'hypothèse de lier une partie des crédits d'impôts «ou autre bénéfices pour les investisseurs» aux performances «profits» des entreprises à partir du moment de l'investissement et «en accord avec les promoteurs, les investisseurs et les agents de développement rural»;
  • qu'un critère temps soit introduit dans l'application d'une partie des ''crédits d'impôts'' pour favoriser la persévérance dans le développement et la participation des baby-boomers dans l'entreprise;
  • qu'un facteur de pondération «3 ans» soit introduit pour les ''crédits d'impôts'' pour toutes les entreprises qui augmenteront leurs chiffres d'affaires de façon significative à partir du moment de l'investissement.

La richesse qui reste ici!

À notre avis, la création d'emplois en région et de la richesse qui reste ici, c'est principalement les produits de spécialités et les promoteurs ruraux qui la créeront dans le contexte actuel de globalisation.

L'arrivée des baby-boomers en région est une opportunité de financement et d'expertise que les politiciens ne peuvent pas se permettre de ne pas exploiter!

Si après cet énoncé que nous voulons constructif pour stimuler le développement économique des régions, les politiciens restent frileux...toujours en attente et ont toujours peur de faire des erreurs...établissez un cadre juridique et fiscal et décentralisez les budgets et l'implantation vers les régions.

Nous n'avons pas peur de faire des erreurs, essayer, et recommencer pour nous améliorer!

Le principal obstacle au succès de l'occupation ''économique'' du territoire se trouve chez les politiciens qui attendent, attendent ...

L'Union des comités de citoyens du Québec milite pour la création d'emplois qui restent ici au Québec dans le cadre de la richesse qui restent ici.


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Source:

Comité de réflexion des citoyens du Kamouraska
Richard Gauthier

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