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Pipeline blues à Lévis

Chaudière-Appalaches

Pipeline blues à Lévis

Ultramar a obtenu la permission de construire un pipeline entre sa raffinerie de Lévis et Montréal. Le dernier groupe d’opposants au projet vient d’être débouté devant le Tribunal administratif du Québec. Ils ont 30 jours pour apporter le dossier devant la Cour supérieure du Québec, mais il leur reste vraisemblablement peu d’espoir.

Ces derniers contestataires sont neuf propriétaires agricoles qui contestaient al décision de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) qui autorisait le passage de l’oléoduc près de Saint-Jean-Chrysostome à Lévis.

L’automne 2010, à moins d’un retournement de situation, sera le théâtre du début des travaux de construction du pipeline d’Ultramar après cinq ans d’efforts pour aboutir. Le projet qui devait coûter 200 millions au départ est rendu à 350 millions à la suite de concessions faites par la pétrolière.

Le pipeline était, aux dires d’Ultramar, devenu nécessaire car elle désire augmenter la capacité de raffinage et que le transport en train n’est plus assez sécuritaire. Avec les quelques déraillements qui ont fait la manchette depuis un an au Québec, force est d’avouer que cela ne joue pas en faveur du transport ferroviaire.

France Lamonde, porte-parole des propriétaires agricoles, est déçue est s’en est ouverte à Radio-Canada : « Ça ne nous décourage pas. Ça va être à regarder sérieusement parce qu'on se sent un peu comme une République de bananes. Ça n'a pas de bon sens de créer nouveaux corridors de servitude, de "scrapper" des terres et des boisés dans notre secteur comme ils font là ».

Souvent les propriétaires n’ont pas grand-chose à dire dans ces longs processus précédant les grands projets d’infrastructures. Malgré les interminables consultations où tous peuvent s’exprimer, force est de constater que, règle générale, le projet va de l’avant avec peu ou pas de modification au plan de départ.

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