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L’avenir de l’apiculture passerait-elle par les villes?

Capitale-Nationale

Installation de ruches sur le toit du Centre des congrès de Québec

Installation de ruches sur le toit du Centre des congrès de Québec

Source image : http://www.urbainculteurs.org

L’apiculture semble avoir de bonnes chances de se développer en ville. Déjà à Québec et Montréal, l’apiculture urbaine progresse. Lundi midi, deux ruches furent installées sur le toit du Centre des congrès de Québec. Du miel pourra d’ores et déjà être récolté à la fin du mois d’août et sera vendu dans des épiceries fines et des restaurants. On savait aussi que depuis quelques étés, des ruches étaient installées sur le toit du Château Frontenac et le miel récolté servait au chef cuisinier pour le menu de l’hôtel.

Le groupe des Urbainsculteurs, que je connais assez bien, a installé une dizaine de ruches depuis le mois de mai sur différents toits de la ville de Québec. Le projet s’intitule «Miel urbain». Québec, tout comme Montréal qui développe de son côté une apiculture urbaine dynamique, sont des villes qui suivent la tendance de Paris et New York. Dans les villes, on ne retrouve pas de monoculture utilisant de grandes quantités de pesticides et d’engrais, qui nuisent à la variété florales de nos campagnes. Dans les villes, la diversité florale est plus grande, les pesticides quasi absent, ce qui aide beaucoup les abeilles malgré la pollution atmosphérique. « Le potentiel est certainement grand et puis c'est très bien pour tous les jardins urbains. Nous, on milite beaucoup pour que les gens se mettent à jardiner davantage, cultivent des légumes sur leur balcon. Alors, le fait qu'il y ait des ruches, ça pourra juste augmenter leur production », explique Marie Eisenmann, porte-parole des Urbainculteurs, à Radio-Canada.

 

Une formation de 40 heures pour devenir apiculteur amateur est disponible dans quelques jours et donnée par les Urbainsculteur qui ont engagé un apiculteur expérimenté. «L’apiculture n’est pas une activité complexe, mais c’est tout de même une activité à part entière » a déclaré Marie Eisenmann à La Terre.

 

À Montréal, le Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD) de l’UQAM et l’Union paysanne, ont installés cet été des ruches en plein centre-ville de Montréal, nous apprend La Terre, le journal en ligne affilié à l’UPA, qui rappelle que l’apiculture ça s’apprend mais ça ne s’improvise pas. On doit combattre, entre autres, des parasites qui s’attaquent aux ruches.

 

Pour avoir une ruche dans sa cour, pas besoin de permis, il suffit d’avoir un enregistrement annuel du MAPAQ au coût de 16,34$. Ainsi, vous pourrez avoir votre miel maison. Il serait aussi important d’aviser vos voisins… Il faut aussi vous assurer de ne pas installer une ruche à moins de 15 mètres d’une voie publique ou d’une maison. Seule exception, les toits d’édifices assez hauts comme mentionnés plus tôt dans l’article. Il faut aussi s’assurer de la réglementation municipale à l’égard de l’apiculture, certaines villes ont des particularités à faire respecter.

 

En conclusion, quelques chiffres rapportés par Radio-Canada qui démontrent que 75% du miel consommé au Québec est importée. Pourtant notre miel n’est pas plus cher, est fait à proximité de chez-nous et sa qualité est assurée.

 

Site des Urbainsculteurs : http://www.urbainculteurs.org/Miel_urbain.html

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