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La Chine ouvre son marché aux produits du phoque canadien

Gaspésie

La Chine ouvre son marché aux produits du phoque canadien

Drapeau de la Chine

Source : Wikipédia

L’Europe impose un embargo commercial sur les produits du phoque depuis juillet 2009? Soit. La Chine de son côté nous ouvre son marché. Une entente bilatérale entre Péquin et Ottawa va nous permettre d’exporter ces produits du phoque : viande, graisse, huile, oméga 3, valve de cœur et autres dérivés (dont la fourrure). Dès aujourd’hui, le Canada est le fournisseur exclusif de la Chine pour les produits comestibles du phoque, au grand plaisir de Gail Shea, ministre canadienne des Pêches qui en a fait l’annonce.

«Il y a un an, je suis venue en Chine pour enclencher ce processus. Le marché chinois offre de grandes possibilités pour l'industrie canadienne du phoque, a déclaré la ministre Shea. Je suis très heureuse, un an plus tard, de témoigner de l'appui soutenu de notre gouvernement envers les milliers de familles canadiennes vivant dans les collectivités côtières et du Nord qui bénéficieront directement de cette entente avec la Chine.» a déclaré la ministre et dont les propos sont rapportés par l’Agence QMI. Tout n’est pas gagné toutefois, il faut maintenant convaincre les consommateurs chinois d’adopter la viande de phoque et ses produits dérivés. Les Chinois ne connaissent rien du phoque.

Des efforts promotionnels seront faits pour développer l’immense marché que représente la Chine qui est le troisième client, en importance, pour les produits de la mer du Canada. Les exportations canadiennes actuelles vers ce pays ce chiffrent à 300 millions de dollars.

L’Europe qui représentait 25% du chiffre d’affaires des chasseurs de phoques est un manque à gagner important et on fonde beaucoup d’espoir sur la Chine pour pallier à cette baisse dans les ventes. Denis Longuépée, président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine, estime que l’annonce d’aujourd’hui est une excellente nouvelle. Il voit même un enjeu à savoir qu’il va falloir répondre à une forte demande de la Chine. «On évalue nos méthodes d’abatage, la course des glaces, la gamme de produits divers à développer (même si la demande est surtout orientée vers le produit de base qu’est la viande, l’huile et la valve de cœur – qui est évaluée sur le marché européen de 2000 $ à 5000 $). Il est aussi possible que cette entente ouvre des portes pour d’autres marchés en Asie, dont le Japon.» a expliqué Denis Longuépée.

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