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Trois nouveaux traversiers pour le Québec

Côte-Nord

Traversier Camille-Marcoux.
Source image :
http://www.traversiers.gouv.qc.ca.

La flotte de traversier du Québec est vieillissante. Pour les remplacer, on envisage, lorsque c’est possible, un pont (embouchure du Saguenay) mais certaines liaisons maritimes ne peuvent que ce faire par traversier. Or, certains d’entre eux, comme le Camille-Marcoux qui fait la liaison entre Matane et la Côte-Nord, qui a 34 ans, ne répondra plus aux normes canadiennes en matière de stabilité en 2016. Il faut donc le remplacer. 250 millions seront investis par Québec pour le remplacer dès 2014.

Et ce n’est pas tout, la Société des traversiers du Québec (STQ) a annoncé mardi le 8 septembre à Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, un investissement global de 400 millions pour la construction de trois nouveaux bateaux pour servir la Côte-Nord et ses liaisons avec le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie.

Dans ce montant, 250 millions sont investit pour construire le remplaçant du Camille-Marcoux qui comptera de la place pour 150 véhicules.

Linda Cormier, mairesse de Matane présente lors de l’annone, a affirmé au quotidien Le Soleil : «Ça fait plusieurs années qu'on travaille pour obtenir un bateau neuf, adapté aux besoins». Georges Farrah, pdg de la STQ a affirmé que le successeur du Camille-Marcoux sera plus rapide, plus vaste et apte à transporter plus de véhicules et de gens. Le nouveau navire sera aussi plus respectueux de l’environnement, donc moins énergivore.

Pour la traverse Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine, la STQ y désignera deux nouveaux bateaux dès 2013 afin de relever l’Armand-Imbeau et le Jos-Deschênes. Ces nouveaux navires pourront transporter 105 véhicules plutôt que 75. Leur coût est estimé à 75 millions chacun. Le projet de pont de 900 millions au-dessus du Saguenay semble donc être une fois de plus relégué sur les tablettes comme c’est le cas depuis cinquante ans après bien des études. Le ministre délégué MacMillan a déclaré à cet effet au journaliste du Soleil : «Il n'est pas dit qu'un jour il n'y aura pas de pont au-dessus du Saguenay, mais le gouvernement ne peut prendre cet engagement pour l'instant, car notre priorité est la réfection des infrastructures publiques». Si on additionne un jour toutes les dépenses consacrées aux études de faisabilité de ce pont, on en arrivera peut-être au coût global de construction d’un pont. Farce à part, bien des gens de la Côte-Nord ont dû se sentir frustré par cette annonce.

Le maire de Baie-Comeau sur la Côte-Nord, Ivo Di Piazza, un partisan du pont, affirme qu’il ne croit pas à la construction d’un pont avant au moins une douzaine d’année : «On ne pouvait pas continuer à endurer cette situation actuelle au traversier, il fallait investir», a affirmé le maire de Baie-Comeau.

Les bateaux Armand-Imbeau et Jos-Deschênes sont encore en bon état de service selon la STQ et ils seront affectés à la navette entre Sorel et Saint-Ignace-de-Loyola où l’on compte une augmentation importante du trafic lourd.

Les appels d’offres seront lancé à la grandeur du Canada :«On doit nécessairement passer par ce processus», a assuré le pdg de la Société des traversiers, Georges Farrah. Les chantiers du Québec peuvent soumissionner, mais il n’y aura pas de favoritisme, qu’on se le tienne pour dit. Les appels d’offres seront lancés cette semaine.

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