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Libre-échange Canada-Maroc, une bonne entente pour l’agriculture

Agriculture

Stephen Harper entouré de Gerry Ritz, ministre de l’Agriculture, et

Peter Van Loan, ministre du Commerce international.

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Stephen Harper, Premier ministre du Canada, Gerry Ritz, ministre de l’Agriculture, et Peter Van Loan, ministre du Commerce international, sont au Maroc pour négocier un accord de libre-échange avec ce pays. Cet accord, selon nos politiciens, sera très profitable pour les agriculteurs canadiens, surtout les producteurs de blé et de légumineuses. Rien d’étonnant à cela. Le Maroc a un climat généralement plus sec que le Canada et beaucoup moins de superficies cultivables. C’est donc un marché intéressant.

« Le Maroc est un marché crucial pour les producteurs canadiens de blé et de légumineuses, a déclaré le ministre Ritz. Un renforcement des échanges commerciaux aidera à s'assurer que des produits alimentaires de qualité supérieure sont disponibles à longueur d'année, ce qui profitera tant aux agriculteurs qu'aux consommateurs du Canada et du Maroc. » Déjà en 2009, le Canada exportait 267 millions de dollars en produits agricoles au Maroc. Cela représente la grande majorité de nos exportations dans ce pays.

Ce qu’on exporte là-bas, outre le blé dur, ce sont certains types de légumineuses (pois et lentilles surtout). Un accord de libre-échange permettrait d’ouvrir le marché de matériel génétique de souche laitière et les aliments pour animaux.

Les Marocains constituent la communauté nord-africaine la plus représentée au Canada. L’accord de libre-échange illustrerait l’importance des rapports entre les deux pays tous deux membres influents de La Francophonie.

Pour le ministre Ritz, qui arrive du Forum mondial des ministres de l’Agriculture sur le commerce et la sécurité alimentaire mondiale qui se tenait en Allemagne, la meilleure façon de régler la sécurité alimentaire et la flambée de prix, c’est d’éliminer toute entrave aux échanges. « Les familles canadiennes d'agriculteurs produisent des produits alimentaires innovateurs et de haute qualité. Ce gouvernement travaille donc à s'assurer qu'elles continuent à réussir, a déclaré le ministre Ritz. En faisant la promotion tout en mettant l'accent sur la qualité de leurs produits et en adoptant une approche du commerce axée sur les principes scientifiques, nous veillons à ce que les agriculteurs canadiens continuent d'offrir des aliments aux consommateurs d'ici et d'ailleurs. »

Encore faut-il que les produits importés répondent aux normes et exigences qu’on impose à nos agriculteurs. Tout accord de libre-échange devrait tenir compte de ce facteur. Sur ce point, on ne rapporte aucun commentaire.

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