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La FCEI demande de l'oxygène pour le secteur agricole

Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Monsieur Simon Prévost, vice-président, Québec, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a indiqué ce matin devant les membres de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois qu'il y a urgence pour le gouvernement de mettre de l'avant des mesures structurantes pour les entrepreneurs agricoles. "Le revenu agricole diminue, le fardeau réglementaire des agriculteurs est excessif et il faut adapter les programmes de soutien en fonction de la situation particulière des agriculteurs. Les PME agricoles ont besoin d'une bouffée d'air frais si nous voulons qu'elles se développent à leur pleine capacité." a expliqué monsieur Prévost.

Madame Azoulay, analyste principale des politiques à la FCEI, a fait valoir devant la CAAAQ les résultats du dernier sondage de la FCEI qui démontrent sans aucun doute l'inquiétude de près de la moitié des agriculteurs devant la baisse constatée de leur revenu au cours des douze derniers mois. "Le programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA), sur lequel s'appuient certains programmes de la Financière agricole du Québec, qui visaient à aider les producteurs à protéger leur exploitation contre les pertes de revenu, est actuellement en révision. Dans le futur, il est primordial qu'il corresponde davantage aux besoins des agriculteurs qui réclament des programmes facilement compréhensibles et exigeant moins de paperasse." a indiqué madame Azoulay.

Selon les données du sondage de la FCEI, la question de la réglementation est particulièrement épineuse dans le monde agricole. "Sur le plan de la réglementation la plus coûteuse, soixante pour cent des répondants ont pointé du doigt les règles environnementales, dont les coûts de conformité pèsent lourdement sur les finances d'entreprise, alors que 40 % d'entre eux ont mentionné les coûts de conformité associés au ministère du Revenu du Québec et à la fiscalité municipale. Le gouvernement et le monde municipal doivent mettre les bouchées doubles pour alléger leurs réglementations respectives si la santé des entreprises agroalimentaires leur tient à coeur. Les impacts économiques d'une réglementation excessive sont décriés par 70 % des agriculteurs. Il faut y voir maintenant." a maintenu madame Azoulay.

La relève d'entreprise est également un enjeu important dans le secteur agricole. "Une sérieuse remise en question s'impose si on veut attirer de jeunes agriculteurs à s'établir et les travailleurs à s'orienter vers le marché agricole. On parle ici de créer un environnement fiscal compétitif, notamment, mais aussi de permettre le retrait de REER pour acheter une ferme et un soutien réel aux dirigeants agricoles qui songent à prendre leur retraite." a conclu monsieur Prévost.

Les recherches de la FCEI montrent que près de 60 % des agriculteurs envisagent de se retirer de leurs entreprises d'ici les dix prochaines années. D'ici les cinq prochaines années, ce sont près de trente pour cent des propriétaires d'entreprises agroalimentaires qui comptent se retirer des affaires.

La FCEI compte 6 500 membres agriculteurs au Canada, dont un millier au Québec. La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) représente les intérêts des PME auprès des gouvernements. Elle regroupe 105 000 PME au Canada, dont 24 000 au Québec. La FCEI est non partisane et son financement provient uniquement de l'adhésion de ses membres.


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Renseignements:

Marie Vaillant, directrice des communications
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