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L’Union paysanne et l’UPA, deux visions différentes d’un moyen de pression

Agriculture

Les agriculteurs membres de l’Union des producteurs agricoles ne laissent plus passer les sentiers de motoneiges sur leurs terres depuis la mi-novembre et rien ne changera au moins d’ici le 16 décembre où une rencontre est prévue à la Financière agricole avec le ministre de l’Agriculture Laurent Lessard. Ce droit de passage aux motoneigistes est refusé pour protester contre les nouvelles règles de l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) de la Financière agricole du Québec.

L’Union paysanne, l’autre syndicat agricole au Québec, demande aux agriculteurs de lever ce blocus. Deux visions opposées sur ce moyen de pression. Pour Benoît Girouard, président de l’Union paysanne, ce blocus de l’UPA a des effets négatifs dans plusieurs régions. « Très peu d'intervenants arrivent à comprendre les moyens de pression utilisés par l'Union des producteurs agricoles, qui est en train de placer l'organisation au banc des accusés et de placer également les agriculteurs dans une position où ils perdent leur capital de sympathie » a-t-il précisé à Radio-Canada.

 

La majorité des agriculteurs du Témiscamingue sont passés de l’UPA à l’Union paysanne dernièrement et des sentiers y seraient bientôt ouverts. Les régions où le tourisme hivernal est important souffrent : des centaines d’hôteliers, de restaurateurs, d’aubergistes, de commerces voient déjà leur chiffre d’affaire s’effondrer. Pour la clientèle internationale cette année, on a mis une croix dessus. Les voyagistes ont envoyé les amateurs internationaux de motoneiges en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Au Québec, c’est la deuxième fois en cinq ans que l’industrie touristique doit faire face à un blocus du genre.

 

L’UPA et l’Union paysanne sont à couteaux tirés et envoient des messages diamétralement opposés à leurs membres. L’UPA est pour le blocus des terres et l’Union paysanne ne l’est pas. Il y a là deux syndicats qui cherchent à faire le plein de membres pourtant et proposent des voies divergentes pour sortir de la crise que traverse l’agriculture. « On ne prend pas la population des régions en otage pour un conflit entre un syndicat et le gouvernement…c’est immoral », ajoute Frédéric Sauriol, secrétaire général de l’Union paysanne sur le communiqué du syndicat publié aujourd’hui.

Commentaires

Témiscamingue

Il y a plus de 900 producteurs agricoles au Témiscamingue (environ 600 fermes) et l'Union paysanne a (présumément) obtenu l'adhésion d'une centaine d'entre eux (ce qui est loin d'être démontré).

Comment donc prétendre que «la majorité des agriculteurs du Témiscamingue sont passés de l’UPA à l’Union paysanne dernièrement?»

Source

Monsieur Juneau, voici la source de cette information :
http://www.radio-canada.ca/regions/estrie/2010/12/09/002-motoneiges-upa-blocus-union-paysanne.shtml