La Vie rurale / Articles / Actualités / Épidémie à la bactérie Eceh en Europe : la valse des fausses pistes

Épidémie à la bactérie Eceh en Europe : la valse des fausses pistes

International

Hambourg

Hambourg, Allemagne, la ville où l'épidémie semble s'être concentrée.

Source image : Wikipedia

Fotograf/Zeichner: © achim conring - hamburg Benutzer:Amcon

On signale en Europe, mais surtout en Allemagne, près de 200 nouveaux cas d’infection à la bactérie E. Coli entérohémorragique (Eceh) nous apprend la Presse canadienne ce matin. Depuis la mi-mai on compte 1733 cas, dont 520 se sont compliqués en syndrome hémolytique et urémique (SHU). C’est du moins les données comptabilisées par l’institut Robert Koch et annoncé hier. Ces données ont été diffusées par de nombreux médias dont la Presse canadienne.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est préoccupée par la situation tout comme les gouvernements européens. L’enquête permet d’établir un fait jusqu’à présent : la très grande majorité des personnes infectées vient en Allemagne ou y sont passées dernièrement sauf exception d’un décès en Suède. Surtout dans le nord du pays et, plus précisément, à Hambourg qui semble le foyer principal d’infection même si on ne connaît pas la source. On suspectait les légumes au départ, dont des concombres en provenance d’Espagne. Mais après analyse, ces concombres étaient porteurs d’une autre souche d’E. Coli qui n’est en cause dans aucune contamination.

On suspecte toujours les légumes, mais aucun n’était porteur de la bactérie Eceh. Se pourrait-il que cette bactérie se trouve dans l’eau, ou un réseau d’aqueducs en Allemagne. On se souvent d’un cas célèbre à Walkerton au Canada en 2000 qui avait causé la mort de 7 personnes. Je ne lis nulle part, jusqu’à présent, que ce soit une piste à suivre dans le cas de l’Allemagne. La piste des légumes contaminés est donc toujours privilégiée avec tout ce que cela comporte de pertes financières pour les agriculteurs européens surtout en matière d’exportation.

Une bonne nouvelle toutefois, l’épidémie semble se stabiliser et il y a moins de nouveaux cas quotidiens répertoriés dans les hôpitaux. Toutefois, le président de la société allemande de néphrologie, le docteur Reinhard Brunkhorst, prévient : «C'est peut-être moins mais ce n'est pas terminé encore» rapporte la Presse canadienne.

On dénombre parmi les personnes infectées 12 morts jusqu’à présent. La bactérie provoque des diarrhées sanglantes et des problèmes rénaux.

Commentaires